Route transsaharienne : Djellaoui présidera les travaux de la 77e session du Comité de liaison 

Les travaux de la 77e session du Comité de liaison de la route transsaharienne (CLRT) se tiendront les lundi 8 et mardi 9 juin à Alger.

Cette session se tiendra au niveau de l’École supérieure de gestion des travaux publics (ESMTP) de Sidi Abdallah, avec la participation des représentants des États membres du Comité de liaison de la route transsaharienne, à savoir l’Algérie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Nigeria.

Une route longue de 10.000 km

La cérémonie d’ouverture des travaux de cette session sera présidée par le ministre des Travaux publics et des Infrastructures  de base, Abdelkader Djellaoui, indique, samedi, un communiqué du ministère. Il est à noter que la route transsaharienne est un des projets stratégiques du continent africain. Cette route longue de 10.000 km et qui traverse les six pays membres du CLRT a atteint un taux de réalisation de 90%, sachant que la partie algérienne qui s’étend sur 2.400 Km a été totalement achevée.

Ainsi, les travaux actuels se concentrent sur les interconnexions subsahariennes (notamment vers Bamako et N’Djamena) et sur la relance de projets d’infrastructures connexes au Tchad, sous l’impulsion du président, Abdelmadjid Tebboune. D’ailleurs, une coopération technique a été établie avec la République du Tchad, dans le cadre de la réalisation de la route transsaharienne, ce qui reflète la dimension régionale de ce projet et son importance dans le renforcement de la connectivité continentale.

Le Comité de liaison de la route transsaharienne basé à Alger

Au vu de l’importance de ce projet, Djellaoui tient des réunions de suivi régulières avec les responsables du secteur insistant à chaque fois sur la nécessité «d’accélérer le rythme des travaux et d’achever les projets dans les délais impartis, tout en assurant un suivi de terrain rigoureux, afin de garantir la qualité et le respect des échéances».

Le Comité de liaison de la route transsaharienne (CLRT), basé à Alger, coordonne le développement de la liaison Alger-Lagos, avec pour objectif de transformer cette infrastructure routière en un corridor économique majeur en phase avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cela implique la facilitation douanière et le transit de marchandises vers l’Afrique subsaharienne.

La route transsaharienne sera connectée à d’autres projets structurants

Ce projet stratégique permettra d’optimiser le transport de marchandises depuis les ports algériens vers les pays enclavés (Mali, Niger, Tchad), leur faisant gagner 12 à 13 jours de transit par rapport aux façades maritimes de l’Afrique de l’Ouest. Elle favorisera, également, la création de zones d’activités, de projets industriels et touristiques tout au long du tracé. Cela sans compter que la route transsaharienne sera connectée à d’autres projets structurants, notamment celui de la route Tindouf-Zouérate (Mauritanie), longue de 840 km.

De plus, le CLRT travaille en parallèle avec les autorités algériennes pour accélérer les études et la réalisation de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset. C’est dire que cette route transsaharienne constituera une infrastructure d’une «importance stratégique» et contribuera au «soutien du développement national et le renforcement de la connectivité entre les différentes régions du pays», comme l’a indiqué Djellaoui lors d’une réunion tenue avec les cadres de son département en mois d’avril dernier.

C. S.

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