Tebboune reçoit les ministres du secteur des hydrocarbures du Nigeria et du Niger
Un engagement total pour la concrétisation du projet du TSGP

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, reçoit, mercredi, le ministre d’Etat des Ressources pétrolières (Gaz) du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, et le ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tini, ainsi que les délégations les accompagnant.
Ont assisté à l’audience, le ministre d’Etat, chargé de l’Inspection générale des services de l’Etat et des Collectivités locales, Brahim Merad, le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, le conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba, et le Président-directeur général du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi.
Mener le TSGP à son terme
Au sortir de cette audience, le ministre d’Etat des Ressources pétrolières de la République fédérale du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, déclare à la presse que les discussions ont porté sur le projet du Gazoduc transsaharien (TSGP), indiquant que le président de la République «a réaffirmé son vif intérêt pour sa concrétisation». Il assure au nom du Nigeria l’«engagement total à mettre tout en œuvre pour mener cette importante initiative à son terme».
Le ministre d’Etat nigérian indique avoir également informé le président de la République qu’il était accompagné du vice-président exécutif, chargé du gaz et de l’électricité de la Compagnie nationale nigériane du pétrole, responsable des projets gaziers de l’entreprise. Ce qui «témoigne du sérieux et de la détermination avec lesquels le Nigeria aborde ce projet», souligne-t-il. Il annonce qu’à l’issue de cette rencontre, une session technique sera tenue «afin de renforcer tous les aspects du projet, notamment son cadre commercial pour garantir sa mise en œuvre réussie».
«Un levier majeur pour l’industrialisation, la création d’emploi et la croissance économique»
«Ce projet remonte à 2001 et ne nous pouvons pas permettre qu’il demeure indéfiniment à l’état de projet, car il revêt une importance capitale pour nos trois pays», estime Ekperikpe Ekpo, ajoutant qu’il représente «un levier majeur pour l’industrialisation, la création d’emploi et la croissance économique, comme il permettra au Nigeria d’acheminer ses vastes réserves de gaz naturel estimées à environ 21.500 milliards de pieds cubes vers les marchés européens».
Au-delà des avantages qu’il apportera aux pays participants, «ce projet constitue une opportunité majeure pour l’ensemble du continent africain. Sa réalisation renforcera la coopération régionale, favorisera la sécurité énergétique et contribuera au développement économique durable». Il affirme que le Nigeria demeurera «pleinement engagé à faire de ce projet une réalité», conclut-il..
Pour un lancement rapide du projet
Pour sa part, le ministre du Pétrole de la République du Niger, HamadouTini, indique avoir transmis au président de la République «les salutations fraternelles et de solidarité du président de la République du Niger, le général d’armée, Abdourahamane Tiani, et réaffirmé les engagements qui ont été pris et le niveau inédit et stratégique des relations entre les deux pays». Il insiste sur le fait d’avoir exprimé au président Tebboune «la satisfaction du peuple nigérien, les remerciements du gouvernement et du président de la République par rapport à la centrale électrique qui a été inaugurée ce matin par les deux Premiers ministres». Le ministre nigérien souligne également avoir exprimé au président de la République la gratitude du peuple nigérien quant à la mise en œuvre de tous les points qui ont été arrêtés et des accords qui ont été signés depuis la Grande Commission mixte qui s’est tenue à Niamey au mois de mars dernier.
Le ministre revient également sur les trois mémorandums d’entente signés par les filières de Sonatrach avec la société nigérienne de pétrole, Sonidep. Il évoque, en outre, l’entrée du projet Kafra dans sa phase opérationnelle à partir du mois de juillet prochain. Concernant le projet du Gazoduc transsaharien (TSGP) qu’il qualifie de «stratégique», Hamadou Tini affirme qu’il représente «l’objet principal» de sa présence en Algérie. Il sera question de «discuter, valider les résolutions et arrêter le chronogramme de la réalisation de ce grand projet», souligne-t-il, en précisant avoir exprimé au sujet de ce projet «le message du président de la République, traduisant notre adhésion totale pour la réalisation de ce projet qui est un projet structurant et important pas seulement pour les trois pays, mais pour l’Afrique en général». Il affiche son souhait de «valider l’étude de faisabilité, valider le chronogramme et lancer rapidement les discussions pour le lancement» du projet. Le ministre nigérien annonce, enfin, le lancement, ce mercredi, des travaux du côté algérien qui sera suivi par la suite d’une opération similaire sur le territoire nigérien.
Karim Aït Saâda