49e anniversaire du Front Polisario : Un projet pour la libération de l’homme et de la terre

Le Front populaire de libération de Saguia el-Hamra et Oued Eddahab (Polisario), qui a célébré mardi le 49e anniversaire de sa  création, a réussit à mettre en  place un projet national prévoyant la libération de la terre et de l’homme, affirme le représentant du Front Polisario en Europe, Abi Boucharya Al-Bachir.

Selon lui, le représentant légitime du peuple sahraoui a remporté la bataille militaire sur le terrain contre  l’occupant marocain, malgré l’écart important en termes d’équipement et de matériel, démontrant que le Front a su fixer les règles de base d’un Etat sahraoui moderne avec ses propres institutions qui ont fait un travail remarquable, notamment dans l’éducation, la santé, la promotion de la femme et des pratiques démocratiques. C’est pourquoi, a-t-il dit, «nous ne sommes pas surpris de savoir aujourd’hui que le principal objectif de l’occupant marocain est de frapper l’unité du Front et de sa représentation».
Concernant les combats menés par le Front Polisario contre l’occupant marocain, Abi Bouchraya a expliqué qu’il était possible de les classer en quatre fronts, à savoir le front militaire, depuis le 13 novembre 2020, le front de l’insurrection indépendantiste et de la résistance pacifique, le front de l’édification et de la consolidation des fondements de l’Etat sahraoui, et enfin le front de l’action diplomatique.
Un simple constat des développements récents fait ressortir que «la question sahraouie gagne du terrain sur les quatre fronts, et le résultat final sera la fusion de ces efforts, autrement dit l’indépendance», a-t-il martelé.
La plus grande leçon à tirer après 49 ans de création du front Polisario et 46 ans d’occupation militaire marocaine est que le peuple sahraoui ne renoncera pas à sa cause, a affirmé le diplomate sahraoui. Et d’ajouter: «Le Maroc tente aujourd’hui avec l’appui de puissances mondiales de détourner le droit à l’autodétermination en faisant la promotion du prétendu «plan d’autonomie» qui n’a pas avancé d’un pas depuis 2007 pour des raisons connues de tous».
A cet effet, il a appelé «la communauté internationale, l’ONU et le Conseil de sécurité à soutenir la charte de l’ONU et à imposer l’application de ce qui a été convenu en 1991 concernant l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination».
Pour le responsable sahraoui, le blocus actuel est le résultat du manquement du Conseil de sécurité à ses engagements et responsabilités, soulignant «la détermination du Front Polisario et du peuple sahraoui à poursuivre leur lutte juste».
Revenant au parti pris de certains pays en faveur du Maroc, à leur tête la France, le responsable sahraoui a indiqué que «ces positions ne font que perdurer le conflit et la souffrance des peuples de la région», rappelant l’entière responsabilité de l’Espagne dans la souffrance du peuple sahraoui.
«L’objectif du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, à travers sa récente position à l’égard de la question sahraouie est clair, car il s’agit d’une tentative d’affaiblir la base juridique solide de la position sahraouie pour faciliter l’application de la politique coloniale du fait accompli», a-t-il soutenu, arguant que ce plan «est voué à l’échec».