53e Foire internationale d’Alger : Place aux startupers

Espace d’affaires, de business et, bien évidemment, de contrats, la 53e Foire internationale d’Alger est l’occasion on ne peut mieux propice pour mettre au devant du marché mondial le produit national dans sa variété et sa qualité. C’est aussi une opportunité pour les jeunes entrepreneurs (microentreprises, start-up…) de se frotter aux opérateurs de renommée mondiale, non pas seulement pour suivre l’évolution de la production au niveau international mais aussi pour aiguiser leurs armes et, in fine, parvenir à vendre. A vendre beaucoup. 

Battre pavillon 

Au sortir d’une période compliquée en l’occurrence le Covid et sa gestion forcément complexe en raison notamment des retombées sanitaires obligatoirement induites, l’économie nationale, toutes activités confondues, en a également ressenti les ondes négatives. D’où le besoin de relancer la machine dans un processus qui n’est pas l’apanage de notre seul pays.

En tout état de cause, la certitude reste que presqu’un peu plus de deux ans, les Algériens n’ont eu à souffrir d’aucune restriction, exception faite, celle au titre de villégiature, des déplacements vers l’étranger. Et, s’agissant de relance de la mécanique, responsables et cadres algériens ont assez d’expertise en la matière comme le prouve la tenue de la 53e édition de la Foire internationale, et au-delà du challenge réussi, le fort engouement de nations étrangères qui n’attendent plus d’être invitées, et pour cause, l’importance que revêt, depuis sa première édition, le comptoir commercial qu’est devenue l’Algérie. D’une part en raison des réformes économiques engagées depuis plus de deux ans et la disponibilité d’un environnement socio-économique désormais élagué des conditions répulsives des règles administratives et autres contraintes habituelles. D’autre part, et comme si la crise sanitaire avait été un bien pour un mal durant la période d’isolement, voire d’autarcie à laquelle ont dû se soumettre tous les pays, l’Algérie s’y est superbement adaptée par un formidable développement des secteurs agricole, industriel, mécanique, technologique…à même d’en faire un vis-à-vis fiable en mesure de s’exporter, d’exporter et de s’implanter notamment sur le plan continental.
Là, est encore l’atout majeur de la manifestation commerciale internationale qu’est la Foire d’Alger dont l’importance est soulignée par la qualité de l’invité d’honneur pour cette édition à savoir les Etats-Unis. Ce qui, serait-il également important de le souligner, constitue un gage de fiabilité à même de servir d’élément de rappel aux traditionnels pavillons internationaux soucieux, après la crise sanitaire, de développer de potentiels marchés. Bien entendu, le challenge premier pour cette reprise demeure, pour les pouvoirs publics, les opérateurs économiques du secteur public comme ceux du secteur privé, de promouvoir la destination commerciale Algérie en valorisant le produit national, en le lançant et surtout le vendre. Cela étant, même sans déployer outre mesure toutes les techniques commerciales du genre, l’Algérie, eu égard à la formidable richesse de son sous-sol, de ses espaces, son littoral, garde une attractivité économique indéniable sur le plan continental. Toutefois, il est clair que l’objectif essentiel pour les autorités algériennes est et demeure la stratégie consistant à créer et exporter une production hors hydrocarbures, seul moyen de sortir d’une dépendance qui, durant des décennies, était le talon d’Achille.
Abdelhamid Lemili