6e RGPH : Prolongation des délais jusqu’au 16 octobre

Les délais du sixième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) ont été prolongés jusqu’au 16 octobre, indique le ministère de la Numérisation et des Statistiques.
« Compte tenu de l’importance capitale du Recensement général de la  population et de l’habitat et soucieux d’obtenir des informations statistiques exhaustives et détaillées sur la population et le parc de logement, l’Office national des Statistiques (ONS) porte à la connaissance de l’ensemble des concernés que l’opération de recensement se poursuivra jusqu’au 16 octobre 2022 », précise un communiqué de l’ONS publié par le ministère de la Numérisation et des Statistiques.
Programmé initialement du 25 septembre au 9 octobre 2022, le 6e RGPH revêt une « importance stratégique » dans la mesure où les données qu’il fournira refléteront fidèlement le degré d’application sur le terrain des réformes engagées par l’Etat à tous les niveaux au cours de ces dernières années,  notamment dans le cadre de la mise en œuvre des engagements internationaux, à l’instar des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.
L’organisation fonctionnelle du RGPH est régie par des textes législatifs, dont la loi numéro 86-09 du 29 juillet 1986 relative au Recensement général de la population et de l’habitat, ainsi que le décret exécutif numéro  21-465 portant l’organigramme général du sixième Recensement de la population et de l’habitat.
Annexe régionale de l’ONS : Un taux de 50% dans 17 wilayas
Le recensement  qui devait prendre fin samedi, a été prolongé jusqu’au 16 du mois en cours. Le directeur de l’annexe régionale de l’Office nationale des statistiques (ONS) révèle que les opérations de recensement à l’échelle des 17 wilayas relevant de la tutelle de la structure qu’il dirige étaient à hauteur de 50%. Il rappelle  le démarrage plutôt laborieux constaté aux premiers jours notamment à cause d’un dysfonctionnement bénin des tablettes électroniques. Abdelghani Latreche souligne que ce dysfonctionnement était somme toute prévisible compte tenu de la complexité de tout équipement technologique lequel pouvait ne pas répondre à certaines particularités dont celles géographiques ou de zones isolées comme ça ne pouvait qu’être le cas à hauteur de hameaux, mechtas et habitations éparses du pays profond où ce qu’on appelle réseau et possibilité de connexion sont inexistants. Ce qui a eu pour conséquence forcément de réduire énormément la vitesse de croisière du recensement en termes de moyenne de familles visitées. Mais un rythme très vite rééquilibré dés le troisième jour avec le recensement en moyenne d’une dizaine de domiciles. A tout cela, il fallait ajouter l’adaptation des agents de recensements non seulement aux équipements dont ils étaient dotés mais également à la démarche en elle-même et auxquels la semaine de formation consacrée en ce sens par les pouvoirs publics ne pouvait pas forcément déboucher sur une totale efficience et/ou efficacité qui ne pouvaient l’être que par la pratique au jour le jour.
Le directeur de l’annexe insistera sur le fait que si le cap des 50% a été atteint en l’espace de 6 jours il n’y avait pas de raisons sauf gros impondérable que sur les 9 restants pour la clôture du recensement celui-ci ne soit pas finalisé et à ce sujet il allait même faire preuve du plus grand optimisme en y parvenant avec une marge d’avance qui permettrait de le faire avec encore plus de précision dans les données collectées de manière à faciliter la suite du travail aux parties faisant partie du processus.
Cela étant, Abdelghani Latrèche confirmera les difficultés rencontrées en matière de persuasion des responsables de famille concernées tous arc-boutés sur la question de la confidentialité «Or, nos équipes ont dû faire preuve de beaucoup de tact et d’approche persuasive pour garantir celle-ci (confidentialité) précisant aux uns et aux autres qu’en aucun cas ni leur identité, leur situation sociale, informations sur l’état de santé ne seront mentionnés ».
Abdelhamid Lemili
 
 
Ali Mostfaoui, vice-président de l’APC de Kouba : «On n’a pas rencontré de problèmes»
Un responsable de l’APC de Kouba nous parle, dans cet entretien, du déroulement du recensement dans cette importante commune de la capitale.
 Comment s’est déroulé le recensement dans votre commune?
Le 6erecensement général de la population et de l’habitat a débuté et s’est achevé dans de bonnes conditions puisque  l’objectif qui était de recueillir des informations sur la population et ses conditions de vie a été atteint.
 Avez-vous rencontré des problèmes lors du recensement?
Non. L’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions du tout au tout. Sauf dans de rares cas où s’est posé un problème de réseaux ou de locataires absents pour probablement des raisons professionnelles. Nous avons offert surtout tous les moyens matériels aux agents recenseurs pour qu’ils puissent travailler à l’aise.
 En quoi réside l’importance du recensement?
Il revêt une importance non seulement capitale, mais également stratégique parce qu’il permet de recueillir des données sur la population et des indicateurs socio-économiques qui peuvent être une aide à la décision dans l’élaboration des politiques publiques. L’exploitation des données  aidera aussi à ajuster de façon efficiente les politiques de développement et d’agir de manière ciblée pour une meilleure prise en charge  des problèmes au niveau local.
Il est utile de souligner que beaucoup d’experts ont plaidé en faveur de l’actualisation des données pour qu’elles reflètent la réalité socioéconomique et démographique du pays.
Comment vous êtes-vous préparés en amont ?
Nous nous sommes préparés des mois à l’avance pour réunir toutes les conditions nécessaires pour le succès de l’opération. Aussi, il y a eu l’exigence que les agents recenseurs soient des universitaires pour  mener à bien le recueil des informations et savoir écouter la population recensée. Dans le même ordre d’idées, nous avons procédé à la formation des  agents une semaine durant pour les initier aux techniques de recueille des informations.
Propos recueillis par Fatma Zohra Hakem