La spina bifida atteint les nouveau-nés : Pour une meilleure prise en charge des nourrissons

 Le président de l’Association nationale des malades spina bifida, Nadir Kaiba, a appelé, samedi dernier à Alger, à la création «d’un réseau national pluridisciplinaire» pour une meilleure prise en charge des malades atteints de cette pathologie qui ciblent les nouveau-nés.

S’exprimant en marge des travaux du 1erCongrès national sur cette maladie, initié par l’Association nationale des malades spina bifida, Kaiba a relevé le manque de centres spécialisés, estimant qu’il était nécessaire de créer «un réseau national» dans chaque établissement de santé, regroupant des médecins spécialisés pour le suivi des nouveau-nés atteints de cette malformation qui entraîne souvent la paralysie, l’hydrocéphalie et la vessie neurogène.

Le spécialiste a fait état de «plus de 120 cas recensés dans chaque wilaya», ajoutant que la création de ce réseau qui compte «pas moins de 10 médecins spécialisés», tels que des gynécologues, des pédiatres et des neurologues, «permettra la prise en charge et le suivi des nourrissons depuis la naissance réduisant ainsi le nombre de cas ».En l’absence d’une prise en charge rapide, la Spina bifida provoque, dans 30% des cas, une paralysie complète de l’enfant», a souligné Kaiba. Le président de l’Association a insisté sur «l’importance de sensibiliser les parents, les mamans en particulier», précisant que «le suivi de la grossesse, notamment dans les premières semaines, est à même de réduire le nombre de cas de 70%».

Pour sa part, le professeur Fariz Ben Mansour, chirurgien pédiatre à l’hôpital d’Aïn Témouchent, a rappelé que la spina bifida touchait «un nouveau-né sur 1.500 naissances en Algérie». Cette maladie étant répandue dans la société algérienne nécessite, selon le professeur Ben Mansour, «les efforts conjugués de l’ensemble des médecins spécialistes pour réduire le nombre de cas d’atteinte par cette pathologie qui touche la moelle épinière et qui provoque une paralysie des membres inférieurs et un handicap mental». Intervenant à cette occasion, le Pr. Mustapha Ait Bachir (Tizi-Ouzou) a mis en avant les dernières avancées médicales en la matière pour réduire le nombre de cas «en effectuant une opération chirurgicale sur le fœtus». Cette méthode a donné de «bons résultats» dans plusieurs pays, a-t-il souligné.

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