Séminaire de préhistoire du CNRPAH : Présentation des résultats de recherche des derniers 10 ans

Les résultats  de recherche des derniers 10 ans ont été présenté, ce mercredi, par les chercheurs du Centre national des recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), lors d’un séminaire organisé à son siège, à l’occasion de la clôture du mois du patrimoine.

L’objectif de cette rencontre est d’élaborer de nouvelles visions, concevoir de nouvelles théories et fonder de nouveaux concepts relatifs à la préhistoire de l’Algérie. Les travaux de ce séminaire feront l’objet d’une publication de synthèse sur le quaternaire et la préhistoire de l’Algérie.

Réunir toutes les synthèses de recherches

Slimane Hachi, directeur du CNRPH, a souligné à cette occasion  que les travaux antérieurs publiés datent de plus d’une cinquantaine d’années. « Cette rencontre, a donc pour but, de réunir toutes les synthèses et les résultats enregistrés par les équipes de chercheurs, et les publier » a-t-il expliqué.

La première session a porté sur le paléo-environnements, les cultures et peuplement au pléistocène inférieur et moyen. Mohamed Sahnouni, préhistorien et anthropologue, de renom est spécialiste de l’évolution et comportements des plus anciens hominidés. Il a notamment insisté sur la première occupation humaine en Afrique du nord ; nouvelles donnés de la séquence plio-pléistocène du site de Ain El Hanech à Sétif.

Le bassin d’Ain Boucherit remonte à 2,4 millions d’années

Pour lui, très peu de choses étaient connus sur la plus ancienne présence humaine en Afrique du nord avant les recherches de la séquence plio-pléistocène d’Ain Boucherit et Ain El Hanech. « Le bassin d’Ain Boucherit remonte à 2,4 millions d’années et devient, donc, le deuxième plus ancien site peuplé sur terre après celui de Gona en Éthiopie, qui de date de 2,6 millions d’années. » a-t-il rappelé expliquant que les scientifiques ont, longtemps, pensé que les premiers humains et leur culture matérielle étaient originaires du « rift est- africain » et que c’est seulement plus tard qu’ils se sont répandus dans la région.

Ainsi, « les preuves d’Ain Boucherit démontrent que la première occupation humaine sur cette aire et en méditerranée est beaucoup plus ancienne qu’on ne le pensait » a-t-il ajouté. Des arguments qui plaident selon lui, pour deux hypothèses, celles d’une expansion rapide des premiers hominidés vers l’Afrique du nord ou celle qui est plus plausible pour lui qui  est en faveur de foyers multiples des débuts de la culture humaine aussi bien en Afrique du nord qu’en Afrique de l’est. L’universitaire a précisé que ces résultats sont le fruit de 30 années de recherches assidues inscrites dans le cadre du Cnrpah.

Souha Bahamid

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