Transfert d’armes à destination de l’entité sioniste : Des ONG belges se mobilisent

Une coalition d’ONG belges compte déposer une plainte au pénal pour violation des lois sur le commerce d’armes, notamment dans le cas des transferts d’armes à destination de l’entité sioniste via le port d’Anvers, a rapporté le quotidien belge «Le Soir».

La coalition d’ONG flamandes 11.11.11, l’Association belgo-palestinienne (ABP), Al-Haq Europe, Broederlijk Delen, Vredevzw et Vredesactie estiment que les lois belges sur le commerce d’armes n’ont pas été respectées lors du transfert d’armes vers l’entité sioniste via le port d’Anvers. Le quotidien flamand «De Morgen» avait dévoilé que la compagnie maritime sioniste «ZIM» a transporté 246 tonnes de munitions et 20 tonnes de détonateurs, malgré les restrictions flamandes. Face aux diverses révélations, les autorités wallonne et bruxelloise se sont engagées, quinze ans après une première promesse, à faire respecter un moratoire sur le transfert et le transit d’armes et de biens à double usage.

Depuis quelque temps, les fournitures en munitions pour l’armée sioniste sont au cœur de l’attention des organisations pro-palestiniennes et de défense des droits humains. Le tragique bilan humain de l’agression sioniste, l’aggravation de la crise humanitaire et les images montrant l’ampleur inédite des dommages subis par l’enclave palestinienne, réduite à un champ de ruine, ont constitué un tournant dans l’opinion mondiale. D’ailleurs, une quarantaine de citoyens pro-palestiniens ont bloqué, mardi dernier, la route d’accès à l’ambassade de l’entité sioniste à Bruxelles. Cette action s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Nakba, qui a eu lieu le 15 mai 1948. «C’est le jour où plus de 70 % du territoire de la Palestine a été accaparé par l’occupant sioniste», a tenu à rappeler un participant à la manifestation.

Couper les liens politiques, diplomatiques et économiques avec l’entité sioniste

Les citoyens solidaires demandent au gouvernement fédéral de couper les liens politiques, diplomatiques et économiques avec l’entité sioniste et de prendre des mesures concrètes pour obtenir un cessez-le-feu. «Nous demandons avant tout que les liens diplomatiques et politiques entre l’Etat belge et l’entité sioniste soient rompus. C’est la raison pour laquelle l’action se déroule devant l’ambassade. La Belgique doit cesser de collaborer avec l’occupant», a affirmé Marie.

Selon les participants à cette action, les citoyens belges demandent, depuis des mois, que des mesures concrètes soient prises pour parvenir à un cessez-le-feu à Ghaza, mais en vain. «Chaque jour, la situation à Ghaza s’aggrave»,  a-t-elle déploré. Les manifestants réclament, en outre, un boycott économique et de mettre fin aux échanges commerciaux entre la Belgique et l’entité sioniste. «La Belgique devrait également prendre des sanctions à l’encontre de l’occupant» sioniste, a déclaré un autre participant. «Il devrait y avoir plus de pression pour arrêter ce génocide», a-t-il plaidé. Il y a quelques jours, le Premier ministre belge, Alexander De Croo, avait affirmé que son pays milite au sein de l’Union européenne (UE) pour l’interdiction de l’importation de produits en provenance des territoires palestiniens occupés.

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