Salon de la sous-traitance industrielle : Rapprocher les donneurs d’ordre des fabricants locaux

La sous-traitance industrielle revêt, aux yeux du gouvernement, une importance capitale et son développement constitue l’une des conditions pour la réalisation des objectifs arrêtés par les pouvoirs publics en matière de relance industrielle. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, à l’occasion de l’inauguration, ce lundi au Palais des expositions de la Safex, à Alger, de la 8e édition du Salon international de la sous-traitance industrielle (Algest).

Dans son allocution prononcée par le directeur général de la promotion des investissements, Salah Bousbiaâ, le ministre a indiqué que le gouvernement œuvre, dans sa stratégie consacrée à ce secteur, à assurer les meilleures conditions aux entreprises industrielles afin qu’elles réalisent leur développement, garantissent leur durabilité et jouissent de la plus grande compétitivité. Selon Aoun, «le développement de l’intégration nationale contribuera à la substitution des importations et à la réduction du poids de la facture des importations». Il s’agit d’un objectif pour lequel l’État a déployé tous ses efforts «en libérant l’initiative privée, en créant un climat d’affaires approprié et en garantissant davantage d’opportunités pour les investisseurs».

Le ministre a tenu à rappeler que le secteur industriel fait partie des secteurs sur lesquels l’Etat compte beaucoup pour atteindre les objectifs stratégiques, notamment en ce qui concerne le développement des filières industrielles prioritaires à haute valeur ajoutée, la promotion des activités innovantes et celles en rapport avec l’économie de la connaissance. Ceci permettra, a-t-il ajouté, de «créer des postes d’emploi permanents, d’améliorer les compétences en ressources humaines et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale et sa capacité à exporter».

Pour sa part, le président des Bourses de sous-traitance et de partenariat (BASTP), Kamel Agsous, a souligné que cette nouvelle édition d’Algest «consacrera les dernières orientations des pouvoirs publics en matière de restructuration industrielle, notamment au niveau des secteurs de l’automobile, des start-up et du développement durable». Ces trois secteurs constituent une grande nouveauté et se sont vu attribuer des espaces importants pour une meilleure visibilité et une plus grande synergie avec les secteurs de l’industrie manufacturière.

Une centaine d’exposants au rendez-vous

Les organisateur du Salon précisent que cette manifestation se déroule à un moment opportun puisqu’elle s’inscrit en droite ligne des orientations des pouvoirs publics en matière de diversification de notre économie, «faisant de l’industrie en général et du développement de la sous-traitance industrielle en particulier le point focal pour mener à bien les politiques d’import substitution et l’exportation, nécessaires à un rééquilibrage de notre balance commerciale». Et de relever que «le rapprochement entre les principaux acteurs du développement de la sous-traitance que sont les donneurs d’ordres et les receveurs d’ordres contribue forcément au développement de l’intégration nationale, source non seulement d’optimisation des chaînes de valeurs intra et intersectoriels, mais aussi de création de plus de richesse et d’emplois».

Notons qu’une centaine d’entreprises participent à ce Salon, représentant, entre autres, les secteurs de l’industrie militaire, la mécanique de précision, la métallurgie, la fonderie, l’énergie, le textile et les travaux publics. Aussi, des conférences thématiques seront organisées pour permettre aux participants de «cerner les politiques et contraintes liées aux restructurations industrielles en cours, notamment en ce qui concerne l’intégration nationale, la normalisation, l’innovation et le développement de la digitalisation dans le secteur industriel».

Lyes Mechti

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