Ghaza : Les agences humanitaires de l’ONU s’alarment contre la pénurie de carburant

Une pénurie de carburant et une crise de soins de santé frappent Ghaza, la bande palestinienne qui subit, depuis le 7 octobre, une agression sioniste sans précédent.

«Les médecins pratiquent des opérations chirurgicales sans anesthésie ni autres fournitures chirurgicales de base», a indiqué l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) notant que le carburant est devenu la «denrée la plus vitale».  Sans le carburant, «les camions ne peuvent pas circuler et les générateurs ne peuvent pas produire d’électricité pour les hôpitaux, les boulangeries et les usines de désalinisation de l’eau», a déclaré Tamara Alrifai, porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Pour sa part, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, appelle à ce que le carburant entre dans la bande de Ghaza le plus rapidement possible.  Griffiths a déclaré sur sa page du site X (ex-tweetter), que les aides fournies à Ghaza jusqu’à présent sont minimes : «Nous avons besoin de plus maintenant», a-t-il lancé, mardi dernier, affirmant «que l’aide ira aux civils dans le besoin, où qu’ils se trouvent ».

Pour sa part, Lynn Hastings, la coordonnatrice humanitaire des Nations unies dans les territoires palestiniens occupés, a mis en garde contre une catastrophe humanitaire résultant de la coupure de l’approvisionnement en eau, électricité, carburant et médicaments dans la bande de Ghaza. Hastings a déclaré avant la tenue de la session du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient au siège des Nations unies à New York que «les hôpitaux sont au bord de l’effondrement en raison du manque d’électricité, de médicaments, d’équipement, de personnel spécialisé, des dégâts destruction».  Elle a indiqué que «les patients sont soignés  par terredans les hôpitaux en raison du manque de lits et les médecins sont obligés de travailler sans médicaments».

La responsable de l’ONU a ajouté que les cargaisons d’aide qui ont été introduites dans la bande de Ghaza, ces derniers jours, via le terminal de Rafah ne comprennent pas le carburant nécessaire au fonctionnement des services dont les gens ont besoin pour survivre, avertissant que «le manque de carburant menace d’arrêter les opérations l’ONU» dans la bande. «Si nous voulons éviter une nouvelle dérive vers cette catastrophe humanitaire, le dialogue doit se poursuivre pour garantir que les fournitures de base parviennent à Ghaza dans le volume requis et épargner les civils et les infrastructures dont ils dépendent pour être exposés au danger», a expliqué la Coordonnatrice humanitaire des Nations unies.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a annoncé qu’environ 2.400 enfants ont été tués à Ghaza et que plus de 5.300 ont été blessés à la suite de l’agression sioniste contre la bande, ce qui équivaut à la mort ou blessure plus de 400 enfants chaque jour.

L’Unicef a appelé à l’arrêt immédiat de l’agression sioniste et à l’arrivée des secours dans la bande de manière durable et sans entrave. Adele Khodr, directrice régionale de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a expliqué que le meurtre, la mutilation et l’enlèvement d’enfants, les attaques contre des hôpitaux et des écoles et l’empêchement de l’arrivée de l’aide humanitaire constituent de graves violations des droits des enfants.  Elle a, en outre,  exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité d’une augmentation du nombre de martyrs à moins que les tensions ne soient apaisées et que l’aide humanitaire ne soit autorisée à entrer, notamment de la nourriture, de l’eau, des fournitures médicales et du carburant.

R. I.

Bouton retour en haut de la page