Partis politiques: Hommage unanime à Liamine Zeroual

Un hommage unanime à Liamine Zeroual, ancien président de l’Algérie entre 1994 et 1999, décédé samedi soir, est rendu par les partis politiques.

Les formations politiques saluent unanimement la mémoire de l’ancien président de la République, Liamine Zeroual, en mettant en avant son dévouement pour la patrie.

«Le défunt compte parmi les fidèles serviteurs de l’Algérie»

Le secrétaire général du RND présente, dans un message, «ses plus sincères condoléances et ses plus authentiques sentiments de compassion à la famille du défunt et à l’ensemble du peuple algérien, face à cette perte immense», précise le texte signé par le dirigeant du parti, Monder Bouden.

Le Front de libération nationale (FLN), dans un communiqué officiel exprime, pour sa part, «sa profonde affliction et son regret» face à cette perte, rappelant que «le défunt compte parmi les fidèles serviteurs de l’Algérie, issu de la première génération ayant voué son existence au service du pays», et qu’il était «connu pour son patriotisme sincère et sa sagesse dans la gestion des affaires de l’État durant une période délicate de l’histoire algérienne».

Le parti ajoute que «le défunt était un symbole de la nation, ayant contribué avec discernement et sens des responsabilités à la conduite du pays, tout en participant à l’instauration du processus de la concorde nationale, ce qui a aidé à préserver l’unité et la stabilité de l’Algérie».

Pour le FLN, «le départ de Liamine Zeroual représente une perte considérable pour l’Algérie, qui perd l’un de ses fils dévoués, ayant consacré son énergie à son service et défendu ses intérêts supérieurs avec abnégation». Le parti a mis en exergue l’engagement de Zeroual dès son jeune âge pour défendre la cause de l’Algérie combattante, comme il a continué à servir le pays au lendemain de l’Indépendance.

«Il a préservé la stabilité et l’unité de l’Algérie»

Pour sa part, le parti du Front El Moustakbal tient à rendre hommage au disparu, affirmant dans son message de condoléances que «le départ du défunt ne constitue pas seulement une perte pour sa famille, mais représente une tragédie nationale touchant la mémoire de la nation algérienne, eu égard aux qualités de sincérité, de dévouement, d’humilité et de sagesse pour lesquelles il était connu, sans oublier son appartenance à la génération de la Révolution libératrice ayant défendu la liberté de la patrie et la dignité de son peuple».

Le parti souligne que «le défunt compte parmi les dirigeants les plus éminents ayant assumé la responsabilité de la gestion des affaires de l’État durant une phase cruciale de l’histoire du pays, œuvrant avec sincérité à préserver la stabilité et l’unité de l’Algérie, et contribuant à renforcer le processus de réconciliation nationale et à consolider les institutions de l’État, dans un esprit de sagesse et de clairvoyance».

Le Parti de la voix du peuple, dirigé par Lamine Osmani, affirme que l’ancien président de la République, Liamine Zeroual, fut «l’une des figures éminentes de l’État algérien, issue de la première génération ayant servi la patrie et défendu sa souveraineté et son indépendance». Le parti qualifie le défunt de «symbole de la nation et d’homme d’État par excellence, ayant contribué de manière significative à diriger le pays durant ses heures les plus sombres», affirmant que «son nom restera éternel dans la mémoire de la nation comme l’un de ses serviteurs les plus fidèles».

Le Parti des travailleurs rappelle lui aussi que le défunt «a assumé la plus haute responsabilité de l’État à une étape extrêmement critique de l’histoire de notre pays». La formation de Louisa Hanoune souligne que «son nom demeure associé à cette période sombre, d’où notre pays est sorti sain et sauf grâce à la résilience du peuple et à son attachement à son Histoire et à ses constantes nationales, ainsi qu’à la préservation par l’État de son unité et de sa cohésion».

«Un des fils les plus loyaux de l’Algérie»

Dans le même registre, le Mouvement En-nahdha qualifie le défunt «d’un des fils les plus loyaux de l’Algérie et d’une de ses figures nationales ayant consacré sa vie au service de la patrie et à la défense de sa souveraineté et de son unité». Le Mouvement a par ailleurs salué «son parcours militant riche, ayant assumé la direction de l’État durant une phase délicate et sensible de l’histoire algérienne, marquée par des défis politiques, sécuritaires et économiques majeurs, faisant preuve de sagesse et de clairvoyance, et contribuant avec discernement à préserver la stabilité et la cohésion du pays».

Le parti Tajamoua Amel El Djazaïr (TAJ) indique que le défunt «incarnait le patriotisme et le dévouement, un homme ayant assumé de lourdes responsabilités dans un contexte difficile, contribuant par sa sagesse et son discernement à préserver la stabilité et l’unité du pays, plaçant l’intérêt supérieur de l’Algérie avant toute autre considération». La présidente du parti, Fatima Zahra Zerouati, salue «un homme d’État croyant au dialogue et au consensus, ayant œuvré à consolider les fondements de la République et au service du peuple».

Le parti Talaie El Houriet s’associe à cet hommage national, affirmant que «l’Algérie a perdu, avec son départ, l’un de ses fils les plus vertueux et l’une des figures de l’État ayant servi la patrie avec loyauté et abnégation, laissant des empreintes durables dans le parcours de construction de l’État algérien».

«Un homme d’État fidèle à ses principes»

Le Mouvement El Bina, par la voix de son président, Abdelkader Bengrina, rend un vibrant hommage à Liamine Zeroual, «l’un des fidèles serviteurs de l’Algérie dont le nom reste associé à une phase charnière de l’histoire de la patrie, marquée par d’immenses défis sécuritaires». «Le défunt comptait parmi les enfants dévoués de l’Algérie qui ont répondu à l’appel de la patrie durant l’occupation coloniale française, combattant les armes à la main en moudjahid sacrifiant tout», poursuit le texte, qui salue également «un commandant avisé ayant contribué avec compétence à poser les premières pierres de la professionnalisation de l’Armée nationale populaire».

Bengrina note que «les circonstances l’ont conduit à porter le fardeau de l’État avec une grande sincérité, contribuant à préserver ses institutions et à renforcer sa stabilité, s’appuyant sur un sens élevé de la nation et un esprit de responsabilité ancré», ajoutant que «les Algériens le connaissaient comme un homme d’État équilibré, tolérant, détaché des biens matériels, fidèle à ses principes, animé d’une volonté ferme plaçant l’intérêt de la patrie au-dessus de toute considération».

Karima Alloun

 

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