Fatiha Gachi, chef de service au CAC pour enfants du CHU de Bab El Oued : « Garantir un accès rapide et efficace aux soins »

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé, dimanche, à l’installation des membres de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer. Composée de six membres, ladite commission est chargée d’établir un état des lieux du cancer et l’élaboration d’une stratégie de prévention et de lutte contre cette maladie.

Présidée par le Pr Adda Bounedjar, cette instance qui regroupe des spécialistes en oncologie de renom devra présenter, au président de la République,  son premier rapport sur la situation de la prise en charge du cancer, dans un délai de trois mois, selon le Pr Fatiha Gachi, chef de service au Centre anti-cancer pour enfants au CHU de Bab El Oued. La responsable a précisé, lundi à Horizons, que «la principale mission de la composante est l’amélioration de la prise en charge de tous les patients atteints de cancer».

La mission de la commission, a-t-elle insisté, «est axée sur une approche préventive, à même de mettre au point les outils de diagnostic précoce, améliorer le parcours de soins des patients, outre le développement des recherches en oncologie». Affichant son optimisme, la spécialiste a fait savoir que «des directives ont été données par le chef de l’Etat au ministre du Travail et de la Sécurité sociale, pour garantir la prise en charge des malades ne bénéficiant pas d’une couverture sociale». Soulignant que c’est une première en Algérie, le Pr Gachi a mis en relief cette nouvelle mesure, qui permettra à la population ne bénéficiant pas d’une sécurité sociale d’accéder à tous les soins et traitements, sans avoir à passer par les procédures antérieurs nécessitant un temps précieux. Elle a rappelé à ce propos que «cette frange de la société devait effectivement introduire une demande auprès des collectivités locales et le ministère de la Solidarité, ce qui constituait un vrai parcours du combattant. Affirmant que «cette démarche marque un engagement fort du gouvernement envers la santé publique et la lutte contre le cancer en Algérie, avec des mesures tangibles, à même de garantir un accès rapide et efficace aux soins pour tous les patients, indépendamment de leur situation sociale».

Evoquant le volet radiothérapie, toujours au centre d’une polémique, Gachi a indiqué que des instructions ont été également données pour impliquer le secteur privé afin de pallier les insuffisances exprimées par les malades, particulièrement en ce qui concerne le traitement par radiothérapie, sans avoir à supporter de dépenses. Dans le détail, elle a avancé qu’«un fonds sera consacré à cet effet». Il y a lieu de rappeler que «beaucoup de malades se plaignent du problème de rendez-vous très lointains pour les séances de radiothérapie».

Malgré les progrès remarquables réalisés, des difficultés subsistent encore, «en raison du nombre insuffisant d’appareils, sans oublier que souvent ces machines tombent en panne, engendrant une perturbation dans la programmation des rendez-vous pour les malades», a attesté Gachi, qui a assuré que «tous les moyens matériels et humains sont mobilisés pour atteindre les objectifs escomptés».«Un travail de longue haleine est effectué, qui s’appuie sur l’implication de tous les acteurs dans le domaine», a indiqué Gachi.

Samira Azzegag

 

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