Réforme agricole : L’heure du grand labour

Le renforcement de la sécurité alimentaire est un objectif stratégique pour les pouvoirs publics. Le gouvernement a pris de nombreuses mesures de nature à faciliter la vie aux agriculteurs.

De l’approvisionnement des intrants agricoles (engrais et semences) à titre gracieux à l’octroi de crédits bancaires en passant par la généralisation du financement des investissements agricoles, le paiement du taux d’intérêt à la charge de l’État, ce sont là autant de décisions «historiques» prises par les pouvoirs publics pour une agriculture productiviste. Cela, et sans aucun doute, vise à pouvoir diriger les efforts et l’énergie des agriculteurs de telle sorte que l’équilibre entre la production et la consommation puisse être maintenu et,pourquoi pas, s’orienter vers l’exportation. La production agricole nationale est sans concurrence dans le monde. Nos produits peuvent affronter la concurrence internationale. À travers toutes ces mesures et programmes bien ficelés, une nouvelle révolution agricole est en marche à mesure que de nouvelles techniques et solutions se déploient dans les exploitations agricoles. L’agriculture connaît un mouvement continu et profond. Elle insuffle même un vent de modernisation à travers l’introduction de technologies de pointe telles que les drones et les images satellite de l’Agence spatiale algérienne et l’implication des start-up dans le développement de l’agriculture intelligente. Un agenda de solutions est élaboré, mettant la question agricole au cœur de la stratégie de l’État. Il s’agit d’en faire une source de dynamisme au niveau national et de rayonnement à l’international. Les responsables, à tous les niveaux, doivent étudier toutes les causes susceptibles de rendre irrégulière la puissance de production, telle que les mauvaises récoltes. Cela ne servira à rien de continuer de rêver et de parler de grandeur passée. Plutôt préparer des plans et agir en vue de la grandeur à venir. Les agriculteurs sont partie prenante dans la mise en œuvre de la politique engagée par l’Etat. Pour eux, les décisions prises permettent de nourrir leur volonté à redoubler d’efforts en faveur d’une agriculture productrice. Ainsi, avec toutes ces mesures et cette démarche bien réfléchie, l’agriculture entrera, certainement, dans une période de performance durable. Et déjà, le plan d’action est tracé pour la période 2020-2024. Il fut présenté, dernièrement, par le ministre Youcef Cherfa devant les membres de la Commission de l’agriculture, de la pêche et de la protection de l’environnement de l’APN. Sa mise en œuvre se fait à un «rythme rapide et efficace» avec en ligne de mire l’augmentation de la production, la mobilisation de moyens logistiques considérables, la création de pôles de production intégrés en facilitant les investissements dans de grands projets à caractère stratégique. Des pistes d’action sont dégagées pour améliorer l’agriculture, toutes filières confondues. Le gouvernement sème les graines d’un renouveau agricole. Dans les champs, les agriculteurs donnent les premiers coups de roue pour une bonne récolte. Désormais, les projecteurs se braquent sur le monde agricole.

Bouton retour en haut de la page