Cantines scolaires : Le défi des repas chauds

Les cantines scolaires sont autant de moyens que d’équipements importants que l’Etat a mobilisés pour le  bien-être de nos écoliers. Elles permettent ainsi  d’assurer un repas chaud à chaque enfant scolarisé.

A ce propos, des centaines de cantines sont ouvertes au niveau national et intégrées dans les établissements du premier palier.

Pour en savoir plus, nous nous sommes déplacés vers une école primaire, située dans la commune de Kharrouba, wilaya de Boumerdès. Cette visite nous a permis de voir le menu servi aux élèves, ainsi que les conditions dans lesquelles sont préparés ces repas, et  par la même occasion, rencontrer  le personnel en charge de cette noble tâche.

A l’école 20-Août-1956 ,dans le chef-lieu de la commune, il est 11h,  les élèves  sont sortis des classes. Le silence qui y régnait a vite laissé place au brouhaha. Des dizaines d’enfants ont pris d’assaut la cour. Ils courent, se chamaillent, sautent et jouent. On entend des cris, des éclats de rire. Arborant leurs tabliers, bleus pour les garçons et roses pour les filles, les enfants, après un quart d’heure de récréation, se mettent en rang devant la cantine. Un à un, ils se dirigent vers les fontaines pour  laver  leurs mains avant d’entrer et se mettent à table.

«La cantine a été inaugurée le 14 janvier dernier. Auparavant, nous étions obligés de déplacer les élèves  dans un autre établissement situé à 900 m de l’école  pour se restaurer et revenir après pour reprendre les cours. Ce n’était pas aisé», a affirmé le directeur de l’école, Fayçal Sellidj. A l’intérieur de la cantine, les deux cuisinières s’affairent à finir  de servir les écoliers. «Au menu d’aujourd’hui, couscous au poulet», nous lance l’une d’elle. Approchée, Hayet, la trentaine, fait le tour des tables pour vérifier que tous les écoliers sont servis et   ont une part de poulet, une bonne assiette de couscous, un pot de yaourt, du pain et un hors-d’œuvre composé de salade verte, tomate, concombre. «Certains élèves sont timides et n’osent pas réclamer  leur part. Je veille au grain pour que tous mangent bien. D’autres mettent les légumes sur le bord de l’assiette. J’essaie donc de les convaincre d’en manger et que c’est bon pour grandir», lance-t-elle, tout en répondant aux sollicitations des enfants. Le repas semble délicieux vu que les élèves en demandent encore.

«Ma collègue et moi faisons en sorte que nos plats soient pareils que ceux cuisinés à la maison même si les quantités sont plus importantes. Nous ne mettons pas beaucoup d’épices, de sel et autres aliments nocifs à la santé des bambins. L’objectif est qu’ils aient l’impressionde manger chez eux. Dans la majorité des cas, ils finissent leurs assiettes», reconnaît notre interlocutrice, tout en continuant à servir et  à assurer son service.

Le directeur de l’école s’introduit dans les cuisines. De son côté,  Linda, une des cuisinières, continue à préparer les plats de couscous pour le deuxième service, programmé  à 13h. La cantine flambant neuve, mise en service récemment, est dotée   d’une petite pièce dédiée au stockage des aliments, comme les pâtes, les légumes secs, de même qu’elle est équipée d’une chambre froide pour la conservation des produits frais tels que les viandes, les œufs, les fromages et autres denrées périssables.

De grosses marmites, des couscoussiers sont toujours sur le feu. «Nous maintenons la sauce sur un feu doux pour servir le repas chaud», dit Linda, qui garnit les assiettes de couscous en ajoutant la sauce. Le menu est au goût des élèves qui n’arrêtent pas de commenter les repas de tata Hayet et tata Linda. Zakaria, un élève de 4e année, confie que les deux dames cuisinent comme sa mère. «Je ne choisis pas. Je mange tous les plats qu’elles préparent. C’est bon», dit-il, en ouvrant son pot de yaourt aux fraises. «J’adore cet arôme», ajoute Zakaria, tout en jetant un œil en direction de son camarade, qui apparemment n’a pas encore terminé son assiette.  Celui-ci lance qu’il n’aime pas la courgette. Alors, un débat s’enclenche. Une autre fille, Mélissa, conseille aux autres de manger les légumes et les fruits. «Ma mère me dit qu’ils sont bénéfiques pour la santé. Par contre, les friandises pleines de sucre sont nocives pour le corps. Il faut manger sain», raconte notre petite interlocutrice.

Une fois le service terminé, les écoliers sortent de la cantine pour aller jouer dans la cour. Le menu de la semaine est composé de plats de lentilles, de pâtes, de couscous, avec un accompagnement soit par des œufs, de la viande, du fromage, et d’un dessert à la fin. Les enfants mangent à satiété et expriment leur satisfaction.

Karima Dehiles

 

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