Théâtre régional Mahmoud-Triki de Guelma : Une pièce sur la souffrance des prisonnières palestiniennes

Une nouvelle pièce intitulée «La prisonnière et la geôlière», produite par le Théâtre régional Mahmoud-Triki de Guelma sur la souffrance des détenues palestiniennes dans les prisons de l’entité sioniste, est en préparation.

L’auteur et metteur en scène de la pièce, Fouad Rouaissia, a précisé que le texte, les personnages et les événements sont le fruit de son imagination. Il évoque une prison où est détenue, depuis des années, une Palestinienne symboliquement dénommée «Chourouk Maqdissi Kanaân ».

Celle-ci résiste à la torture, à la douleur et aux ténèbres de la captivité avec aplomb, détermination, fierté et le sourire aux lèvres.

Cette attitude peu commune de la doyenne des détenues palestiniennes, perturbe d’ailleurs au plus haut point la geôlière, que l’écrivain a appelée «Rafaya».

Celle-ci entre dans une spirale d’anxiété et de trouble, car ne comprenant pas comment cette prisonnière peut demeurer imperturbable, voire satisfaite de son sort, mais nourrie d’une foi inébranlable en sa cause, n’aspirant qu’à libérer sa terre et insensible à la fatigue, à la douleur et à la torture. Sa geôlière comprend, d’autant moins, qu’elle-même vit dans l’anxiété et la tourmente quoiqu’elle ait à sa disposition tout ce dont elle a besoin. Selon l’auteur et metteur en scène, il a choisi pour son héroïne le nom de «Chourouk Maqdissi Kanaân» pour tout ce que ce patronyme charrie comme symbolique: Chourouk représentant l’aube, l’espoir et la liberté, Maqdissi figurant El Qods, la capitale éternelle de la Palestine, et Kanaân est une allusion à la présence, depuis des temps immémoriaux, des Palestiniens sur cette terre dont ils ont été spoliés.

La pièce contient également d’autres symboles forts, à l’exemple de la naissance en captivité d’un bébé mâle qui finira par porter le flambeau de la résistance et poursuivre la lutte pour l’indépendance et la liberté, comme le suggère la phrase «Cette terre est à moi et cette rue est au nom de mon père», scandée en fond sonore.

Selon son auteur, la pièce, interprétée par 12 comédiens des deux sexes, mêle scènes dramatiques, esthétique, musique et chorégraphie, le tout exprimant une prise de position claire s’agissant de la solidarité des Algériens, population et dirigeants, avec le peuple palestinien. Il est attendu que les répétitions débutent aussitôt après la clôture d’un atelier de formation des comédiens qui devrait durer une semaine, selon Rouaissia.

 

 

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