Le Japon envoie sa nouvelle fusée H3 dans l’espace

Après deux premiers échecs l’an dernier, la nouvelle fusée japonaise H3 a réussi samedi son décollage, un succès important pour le Japon qui compte beaucoup sur ce lanceur lourd pour rester autonome et compétitif dans le domaine spatial.

La fusée a décollé comme prévu à 9H23 locales (00H23 GMT) de la base spatiale japonaise de Tanegashima, dans le sud-ouest de l’archipel nippon, et « a été placée en orbite » quelques minutes plus tard, a indiqué un
responsable de l’agence spatiale japonaise Jaxa.

Ce succès intervient après celui de SLIM (Smart Lander for Investigating Moon), petit engin de la Jaxa qui a réussi à se poser avec précision sur la Lune le mois dernier, un exploit historique pour le Japon.

Imposant lanceur de 63 m de haut et 574 tonnes hors charge utile, le H3 est censé permettre au Japon d’assurer des vols spatiaux plus fréquents (environ six fois par an), mais aussi moins coûteux.

En février 2023, cet engin co-développé avec le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) avait été incapable de décoller en raison d’un problème d’allumage de ses propulseurs d’appoint (boosters).

Puis, lors d’une deuxième tentative en mars dernier, la fusée avait initialement réussi son envol, avant de dévier de sa trajectoire en raison d’une défaillance des moteurs du deuxième étage.

La Jaxa avait été contrainte de la détruire en plein vol. Ces échecs ont eu pour effet de reporter plusieurs missions spatiales de la Jaxa, dont sa mission MMX d’exploration des lunes de Mars (une coopération avec la Nasa, l’Agence spatiale européenne, la France et l’Allemagne), désormais officiellement repoussée à 2026.

Par ailleurs, la mission d’un lanceur de petite taille de la Jaxa, Epsilon, avait aussi échoué peu après son décollage en 2022.

Le H3 doit permettre au Japon de « maintenir son accès autonome à l’espace », selon la Jaxa, dont le précédent lanceur lourd H-IIA, qui a commencé sa carrière en 2001, arrive en fin de course.

 

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