Enfants atteints d’IMC : Une formation de qualité pour une meilleure prise en charge

 Les participants à une journée d’étude sur la prise en charge multidisciplinaire des enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale (IMC), organisée mardi à Constantine, ont plaidé pour «la nécessaire consolidation de la formation de spécialistes aux divers programmes de rééducation pour une meilleure prise en charge de cette catégorie de patients».

Au cours de cette rencontre initiée par le club orthophonie de l’Université Abdelhamid Mehri (Constantine-2) et l’Association des parents d’enfants IMC, les intervenants ont estimé que la formation continue dans le domaine de l’IMC des médecins et orthophonistes pourrait améliorer les conditions de prise en charge précoce des nouveau-nés atteints de cette pathologie.

A ce propos, le Dr Serour Menouar du service de médecine physique et rééducation fonctionnelle du CHU Dr Ben Badis de Constantine a rappelé que l’IMC est une série de troubles et dysfonctionnements touchant le système cérébral qui affectent les fonctions des cellules nerveuses. Il a considéré que le bon encadrement des spécialistes peut contribuer à  mieux maîtriser les activités rééducatives de développement des compétences pré-écriture chez les enfants IMC et reconnaître les degrés cognitifs de ces enfants.

De son côté, le Dr Asma Sabrina El Ayeb du même service, également enseignante à la faculté de médecine de l’Université Constantine-3, a estimé que le diagnostic précoce de la maladie au cours des trois premières années de l’enfant est vital pour un traitement de qualité et pour l’évolution ultérieure de l’enfant.

Pour Souhila Bouakaz, spécialiste en orthophonie de l’Université Alger-2, la prise en charge des fonctions alimentaires et linguistiques des enfants IMC et polyhandicapés requiert des efforts multiples d’une équipe médicale spécialisée et d’une équipe de rééducation en proposant une alimentation adaptée pour assurer la croissance de l’enfant à même d’aider à l’amélioration de son équilibre et sa mobilité. Elle a également évoqué l’importance de la psychothérapie et de la simulation sensorielle pour développer les compétences linguistiques, cognitives et communicationnelles de l’enfant.

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