Concert à la salle Ibn Khaldoun : Nostalgie au cœur d’Alger 

Lamia Aït-Amara et Abdelkader Chaou ont enchanté, dans la soirée de vendredi, le public lors d’une prestation à la salle Ibn Khaldoun d’Alger, avec des  rythmes et mélodies des musiques andalouse et chaâbi.

Pendant plus de deux heures, le maître du chaabi et l’étoile montante de la musique andalouse ont partagé la scène pour interpréter un florilège de chansons du terroir.  Dans une salle comble où prirent place surtout des  familles et l’ambassadeur du Qatar, Aït-Amara a fait son entrée sous les youyous des femmes.

En compagnie d’un orchestre de sept musiciens munis de leurs instruments (violon, piano, guitare électrique, qanoun,  oud, darbouka et tar), elle a ouvert le spectacle en reprenant la chanson algéroise «Kolou Ya Samiin» de Meskoud avant de poursuivre avec «Qelb la tssali» et «Ya Belaredj» en hommage à la diva Fadila Dziria.

La talentueuse artiste a enflammé le public qu’elle invitait à danser.  Clôturant la première partie de son spectacle, Lamia Aït-Amara, qui chante en arabe et en kabyle, a délicieusement entonné, et de manière différente, l’incontournable «Y’a Rayeh» de Dahmane El Harrachi. La chanteuse s’est dit émue et heureuse de retrouver son public pour la deuxième édition de «Farhaou zahwa ». Elle a au passage annoncé,  pour le 28 mars prochain, un troisième spectacle durant le Ramadhan   en compagnie de Chaou. La seconde partie de la soirée a été entamée avec  l’entrée du cheikh Chaou sous de chaleureux  applaudissements et des youyous. A son tour, le maître a interprété un répertoire de chansons populaires algériennes que ses fans  s’empressaient de reprendre. Très serein, le chanteur était en communion total  avec le public en présentant  de belles chansons algéroises de sa composition, entre autres «Casbah ana wlidha», «And lala sahranin» ou « Yalaadra wine mwalik».A la fin de la soirée qui a replongé les présents dans la nostalgie, les deux artistes, munis de leurs  instruments, ont chanté en duo. Ils ont ressuscité en beauté  l’indémodable «Qahwa ou l’atay» et ont enchaîné avec l’émouvante chanson «Ya el waldin» qui a ému et fait verser quelques larmes dans les travées. En guise d’apothéose, ils ont exécuté «Bkaw alaKhir» qui sonnait plutôt comme un au revoir.

Souha Bahamid

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