A la veille des JM d’Oran : Quelle image pour El Bahia ?

En dépit des campagnes lancées par les pouvoirs publics et des instructions du premier responsable de l’exécutif de la wilaya, les déchets ménagers continuent de proliférer dans divers quartiers de la capitale de l’Ouest. Manifestement, cet éternel point noir n’a pas pu être éradiqué par les décideurs locaux à la veille des Jeux méditerranéens.
Bien que le wali d’Oran a souvent secoué les responsables des communes phares du grand groupement urbain d’Oran, en l’occurrence Oran-ville et Bir El Djir, afin de tracer une stratégie adéquate et mobiliser toutes les ressources humaines, la situation demeure en l’état. C’est le cas de l’itinéraire du tramway d’Oran qui est jonché de déchets avec la mise en place des bacs à ordures aux abords de la route. Le responsable de l’exécutif, qui avait soulevé ce point noir lors de l’une des réunions de l’exécutif, a interdit le jet des ordures sur ce tracé et a même appelé à mettre en place une équipe spéciale qui se chargera de la propreté de ce chemin, notamment au centre-ville et à M’dina J’dida. Mais voilà, plus d’un mois après, la situation n’a guère changé et les bacs débordent d’ordures.
Du coup, les responsables de la wilaya ont peur qu’elle ternisse l’image d’El Bahia lors des Jeux méditerranéens. Les équipes d’éboueurs qui redoublent d’efforts affirment que le manque de moyens et d’effectifs entrave cette stratégie, elles qui sont aux premières lignes face à ce phénomène. La wilaya a recouru ces derniers mois aux camions privés qui ont été appelés à la rescousse, afin de combler le déficit en matériel roulant, en vain. Ce problème est devenu une habitude et c’est le résultat de plusieurs années de mauvaise gestion et de laisser-aller qui a fait que la situation devienne incontrôlable. Les Oranais espèrent que la wilaya emboîte le pas à la capitale Alger, où une brigade de policiers équipés par des motos a été créée afin de lancer les alertes aux services concernés pour intervenir et éliminer les points noirs.
Pour la ville d’Oran, la nouvelle stratégie qui tarde à porter ses fruits devra être renforcée par des moyens humains et logistiques à long terme, afin de rattraper les années de retard accumulées.
A. Abbas