A mi-chemin

Numidia,  qui a  encore fugué, est partie chez sa mère. Le lendemain, son mari l’appelle au téléphone et apprend où elle se trouve. Ferme et décidé, il la menace. Si elle ne rentre pas dans les meilleurs délais, il la laissera à jamais chez sa mère. Numidia demande alors conseil à sa maman qui lui parlera alors  de tactique de femme qu’il faut adopter pour dominer son mari. Mais lorsque sa fille, étonnée, lui demande s’il elle veut qu’elle divorce, la maman se ravise aussitôt et lui recommande de repartir chez elle. Sous l’emprise de sa mère, Numidia ne sait plus quoi faire. Fadhel, lui, refait surface et devient conseiller dans une entreprise. A mi-chemin, «Yemma», diffusé sur El Chourouk, se laisse voir avec un récit linéaire parfois entrecoupé de flash-backs.
Sur Ennahar, Bent bled a capté, depuis le début de sa diffusion, l’attention des téléspectateurs avec son intrigue et les thèmes sociaux que le feuilleton traite. «Bent bled» séduit aussi par son décor naturel, ses intérieurs et par une bonne direction d’acteurs. A mi-chemin, ce feuilleton est parti pour gagner la première place du meilleur programme Ramadhan 2022.
«Fiha kheir» sur TV6 a trouvé aussi sa place au fil des numéros. La série sociale n’est pas dépourvue d’humour. Des couples en difficulté ou en instance de divorce viennent voir l’expert campé par Hamid Achouri, qui est assisté par sa femme. Le comble est que ce couple bat de l’aile. Le comédien Allaoua Zermani veut divorcer parce que sa femme est partie passer la nuit chez sa fille sans l’avertir. Au cours d’une séance chez l’expert, il parle de sa décision et  lui propose même de faire pareil et d’épouser la sœur de sa future femme. Dans le précédent numéro, un couple de jeunes s’avance. L’épouse veut divorcer car son époux se lève chaque jour vers 14 h et admire son corps lors de séances d’haltérophilie.
A mi-chemin du Ramadhan, nous pouvons affirmer que c’est laborieux mais  certains numéros de la série sont loufoques. S’il est trop tôt pour trancher, il faut tout de même admettre que dans l’ensemble, le programme est poussif. Seules des émissions qui existent depuis longtemps dans la grille des programmes tiennent la route, à l’image de «Ciné-thématique» d’Amir Nebbache sur Canal Algérie et «Playlist» de Monia Faid, sur la même chaîne.
Un programme digne de ce nom ne s’improvise pas et surtout ne se produit  pas à la hâte, à quelques mois de l’échéance du mois de Ramadhan, d’autant plus  que producteurs et comédiens se plaignent parce qu’ils ne sont pas payés. Certains parmi ces derniers  refusent   de travailler gratuitement, et cela se comprend.
Abdelkrim Tazaroute