Abdelkader Soufi, politologue «Une pépinière pour faire émerger les potentialités»

Entretien réalisé par Fatma-Zohra Hakem

 

Le politologue Abdelkader Soufi estime que le Conseil supérieur de la jeunesse représentera un véritable «parlement» et «porte-voix» de la jeunesse algérienne, appelée à reprendre le flambeau des aînés et à assurer la continuité de l’Etat.

Comment avez-vous réagi à la mise en place d’un conseil de la jeunesse ? Et en quoi consiste-t-il ?
Il s’agit d’une très bonne initiative, car le Conseil supérieur de la jeunesse est une véritable tribune qui fait office de parlement pour la jeunesse. Ceci parce que ce Conseil aura à traiter les questions majeures en rapport avec la jeunesse, comme le ferait un Parlement. Cette institution est importante, car elle axera ses actions sur les jeunes et défendra comme il se doit leurs intérêts et va les hisser à un niveau supérieur. Il faut savoir dans ce cadre que les besoins des jeunes ne sont pas uniquement focalisés sur l’emploi, le logement et le mariage, mais ça consiste aussi à optimiser leurs aptitudes de production.
Quelles sont les questions majeures qui concernent la jeunesse ?
Les questions majeures qui concernent la jeunesse sont multiples. Il faut savoir que la jeunesse est une masse énergétique qui peut assurer la continuité de l’Etat, impulser le développement et donner le plus escompté par les autorités, conformément aux programmes et plans de développement. Les jeunes peuvent en effet avoir un rôle dans l’impulsion des programmes économiques tels que l’industrie, les start-up, la recherche de nouveaux marchés à l’international.
Quid des missions attribuées au Conseil ?
Le Conseil supérieur de la jeunesse est une pépinière qui permet de faire ressortir les potentialités de la jeunesse algérienne dans une multitude de domaines pour lui permettre de briller. Cette structure devra aussi être le porte-voix de cette catégorie sociale et faire état de ses besoins et doléances dans les domaines économique, social, culturel et sportif. Elle aura aussi à impliquer la jeunesse dans les programmes et dispositifs publics y afférents. Tout comme elle devra appuyer leurs capacités pour l’accès aux responsabilités et leur participation dans la prise des décisions publiques. Le Conseil devra aussi encourager la participation des jeunes dans le développement politique, économique et social du pays. Dans le même temps, le Conseil aura à favoriser les échanges entre les jeunes.
Est-ce que le CSJ pourrait permettre à la jeunesse algérienne de devenir une force de proposition ?
Bien évidemment. Le fait d’avoir la capacité de soumettre des recommandations et des projets des jeunes à partir de cette tribune représentée par le Conseil fait de cette catégorie une véritable force de proposition. La jeunesse est aussi une force d’accompagnement de l’Etat. Il faut savoir qu’aucun Etat au monde ne peut avoir de perspectives sans sa jeunesse.
 F-Z. H.