Abderrachid Tabi : «L’Algérie, cible d’une action systémique pour l’inonder de drogues»

Le ministre de la Justice, Garde des sceaux,  Abderrachid Tabi a affirmé, lundi, que l’Algérie était la cible d’une « action systémique » visant à l’inonder de drogues, relevant le durcissement des peines contre les organisations criminelles à travers la révision du texte juridique relatif à la lutte contre le trafic de drogue.

« Nous disposons de toutes les données et les statistiques qui révèlent que l’Algérie est victime d’une action systémique visant à l’inonder de tonnes de drogues, d’où l’impératif d’adapter les moyens de lutte contre ce fléau qui s’est largement répandu. Nous sommes conscients de l’ampleur de ce  phénomène et nous avons des solutions préventives et coercitives », a indiqué M. Tabi en réponse aux questions des membres du Conseil de la nation lors de l’examen de projets de lois spécifiques au secteur de la Justice.
Le ministre a souligné, dans ce sens, la révision du texte de loi relatif à la lutte contre le trafic de drogues, étant l »une des lois urgentes devant être révisées », relevant l’impérative « prise en charge de l’aspect  préventif et le durcissement des peines, notamment contre les organisations criminelles ».
Par ailleurs, le Garde des Sceaux a évoqué la réalisation de structures relevant de son secteur et le recrutement de magistrats et de greffiers, affirmant que son département ministériel œuvrait à « prendre en charge ces  préoccupations dans la mesure des moyens dont il dispose ». M. Tabi a rappelé, dans ce sillage, la livraison prochaine de plus de 60  structures judiciaires, notamment des tribunaux et des Cours, en sus de la prise en charge de tous les projets suspendus.
Concernant le volet Formation, le ministre a fait savoir qu’en 2021, quelque 1.149 magistrats ont bénéficié de sessions de formation dans le cadre des accords conclus avec plusieurs pays, tandis que 917 magistrats ont bénéficié de formations au titre des conventions avec les organisations  internationales, outre la conclusion d’une convention avec une école spécialisée en Algérie pour la formation de 500 magistrats dans l’objectif de leur permettre une meilleure maîtrise de l’anglais.