Absentéisme : Le service public en talon d’Achille

L’absentéisme, un phénomène qui surgit chaque mois de ramadhan, paralysant beaucoup d’institutions administratives. Certaines d’entre elles essaient, toutefois, d’assurer le service public ne serait-ce que pendant un volume horaire réduit. Une tournée effectuée, ce mercredi, dans les locaux l’APC  de Dely Brahim, son annexe ou encore à la recette des impôts et à la polyclinique permet de vérifier de visu ce constat.

D’emblée, les locaux de l’annexe située en haut de l’ancienne ville de Dely Brahim, semblent vides ou presque. L’agent de sécurité, se pointant à l’entrée, oriente les citoyens qui y passent d’aller directement au siège central pour tout service d’état civil ou autre. « Il n’y a personne, ça ne sert à rien d’entrer. Il vaut mieux se rendre au siège  d’Ain Allah », indique l’agent. En insistant d’aller voir un responsable, presque tous les guichets inoccupés. Un silence olympique y règne. Seule une dame accrochant son téléphone à l’oreille nous signifie que le réseau est en panne. Direction le siège d’Ain Allah. Visiblement, le lieu est animé. Sur le portail d’entrée, aucune note d’indique les horaires de travail durant le mois de ramadhan. A l’entrée du hall, un réceptionniste veille à l’orientation des citoyens et une vingtaine de personnes attendent déjà leur tour. Les sept guichets sont mis en service pour accueillir les citoyens. Ça travaille et ça papote aussi. Le flux des citoyens semble gérable puisque les numéros avancent sur petit panneau d’affichage lumineux. Selon les précisions de l’agent de sécurité, le personnel chargé de l’état civil travaille de 8h30 jusqu’à 14h00. Après avoir quitté la mairie, un saut a été effectué au siège de la recette des impôts situé toujours à la cité Ain Allah. Ici ça grouille aussi. Les  gens se laissent entrainer dans un mouvement de va-et-vient entre les différents bureaux à la recherche de …quidam.
A l’intérieur, l’exigüité des locaux incommode et le personnel du fisc dernière les guichets et les citoyens faisant la queue. Deux files se forment devant le présentoir pour s’acquitter de leurs impôts et taxes en espèce ou par chèque. Et pour savoir les horaires de travail à cette administration fiscale, il faut le demander au réceptionniste, puisque aucune note d’information dans ce sens n’est affichée.
A la polyclinique de proximité, censée assurer un service public en continu, les médecins font la pluie et le beau temps. Et si les médecins généralistes tentent d’assurer, non sans indolence, la permanence quotidienne, les médecins spécialistes, eux, n’ont pas d’horaires de travail fixes. Certains ne sont présents qu’une fois par semaine, à l’image de la rhumatologue qui assure des consultations chaque mercredi et sur rendez-vous. L’heure indique 10h30 et elle a déjà pris la poudre d’escampette. « La rhumatologue est partie, Il faut revenir la semaine prochaine », lance la réceptionniste à l’adresse des patients.
A. Mehdid