Agriculture : Des opérateurs américains souhaitent nouer des partenariats en Algérie

Des opérateurs américains activant dans le  secteur agricole ont exprimé, ce jeudi à Alger, leur volonté de coopérer avec leur homologues algériens et de partager leurs expériences ainsi que leur savoir-faire dans le domaine de l’agriculture.

S’exprimant lors du Forum algéro-américain sur l’économie verte, des responsables d’entreprises américaines ont manifesté leurs intérêts à  développer des relations de partenariat gagnant-gagnant avec les opérateurs algériens, notamment ceux activant dans l’agriculture saharienne et  organique. A ce propos, le président de « AgRi US », Dale Didion, a assuré la disponibilité de son pays d’apporter la technologie et le savoir-faire pour  optimiser davantage la récolte des agriculteurs algériens et éviter ainsi la déperdition des produits qui engendre des pertes importantes.
De son côté, Ishak Ozbek, responsable de « Project Coordinator at Atlas Group Compagnies » de Texas, a souligné l’importance de l’agriculture  organique qui consiste à assurer une production durable, tout en économisant le coût avec des méthodes novatrices et des équipements  efficaces.
« Il s’agit d’une activité qui permis d’économiser l’usage des ressources hydriques, du fioul et de réduire la quantité des produits chimique afin de  protéger le sol », a-t-il expliqué, tout en évoquant l’expérience des Etats-Unis acquise dans l’irrigation en milieux arides.  « Nous disposons de technologies de pointe qui permettent d’avoir un système d’irrigation adapté pour faire face à la sécheresse et aux zones  désertiques », a-t-il affirmé, promettant de ramener cette technologie en Algérie pour aider à rentabiliser la production agricole saharienne. Le même intervenant a également insisté sur l’importance d’utiliser des fertilisants à base de produits végétaux au lieu des engrais chimiques dans les cultures. « Cela permettra de conserver la qualité des sols et d’éviter les pertes de terrains agricoles », a-t-il fait savoir, assurant que la  qualité des produits agricoles algériens est reconnue.
Selon M. Ozbek, l’augmentation des volumes de production permettrait à l’Algérie de devenir un grand fournisseur de fruits et légumes bio,  notamment de l’Union européenne et des Etats-Unis.   Intervenant lors de cette rencontre, l’agro-écologiste, Fatouma Lakhdari, a souligné, quant à elle, le rôle de la technologie dans le développement de l’agriculture saharienne.  A ce sujet, elle a insisté sur la nécessité d’assurer la durabilité de la production dans ces zones arides en tenant compte du risque d’épuisement  des eaux albiennes.
Pour sa part, la représentante du ministère de l’Agriculture et du développement rural, Nedjma Rahmani, a affirmé que le secteur s’engage  pleinement dans le l’économie verte à travers l’amélioration des conditions de vie du monde rural, la création des emplois verts et l’exploitation des ressources naturelles de façon durable.
Concernant la promotion de l’agriculture saharienne, Mme Rahmani a précisé que le secteur s’appuie sur la recherche pour trouver des systèmes irrigables sans altérer à l’environnement, tout en exprimant la volonté de l’Algérie d’intégrer la filière forestière dans le système économique. Dans ce sillage, elle a indiqué que le ministère avait sollicité  l’assistance technique des américains pour appuyer l’administration des  forêts à mettre en place des mécanismes nécessaires pour la promotion de l’emploi vert dans le cadre de la stratégie forestière du pays.  Les experts américains ont été également sollicités, selon Mme Rahmani, pour renforcer et moderniser des pépinières et développer la filière bois ainsi que la filière plantes médicinales.