Algérie-Chine : Goudjil s’entretient avec le président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois

Le président du Conseil de la nation, M. Salah  Goudjil, s’est entretenu par visioconférence avec M. Wang Yang, président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), avec lequel il a passé en revue les voies et moyens de promouvoir  les relations bilatérales, au mieux des intérêts des deux peuples et des  deux pays amis, a indiqué, ce mardi, un communiqué de la Chambre haute du  Parlement.

M. Goudjil a tenu une rencontre avec M. Wang Yang, président du CCPPC,  lors de laquelle « les deux responsables ont rappelé les liens privilégiés et les relations bilatérales historiques unissant les deux pays, depuis le déclenchement de la glorieuse Révolution de Novembre jusqu’à ce jour, outre  la position de soutien ferme de la République populaire de Chine à la lutte algérienne contre le joug colonial ainsi que les positions de l’Algérie indépendante en faveur du droit de la République populaire de Chine et sa  contribution pour lui permettre de recouvrer son siège au Conseil de sécurité et sa place dans l’organisation internationale », ajoute le  communiqué.
Les deux parties ont, en outre, « échangé les vues sur l’état des relations bilatérales et les voies et moyens de les promouvoir au mieux des intérêts des deux peuples et des deux pays amis, à la lumière des hautes  orientations des dirigeants des deux pays, M. Abdelmadjid Tebboune et son homologue chinois, M. Xi Jinping ».  M. Wang Yang a fait part, dans ce contexte, de « la disposition de son pays à appuyer et à accompagner la démarche de l’Algérie Nouvelle, sous la  direction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à travers la consolidation et la diversification des domaines de coopération bilatérale au mieux des intérêts communs, en vue de réaliser davantage de réalisations ».
Saluant à ce propos « la décision du président de la République de consacrer l’année 2022 année du décollage économique, outre les mesures et dispositions prises favorisant le climat des investissements en Algérie, le  responsable chinois a mis en exergue la disponibilité de son pays, la  Chine, à amorcer un plan quinquennal de coopération avec l’Algérie, en vue de diversifier et renforcer la coopération commerciale, économique et  scientifique, en concrétisation de l’accord de partenariat stratégique conclu entre les deux pays ».
Pour sa part, M. Goudjil s’est félicité du lien d’amitié « profondément » ancré dans l’histoire et des relations de « qualité » unissant les deux  peuples et les deux pays dans les divers domaines, remontant à la Glorieuse Guerre de libération nationale. Il appelé, dans ce sens, à davantage de coordination et de concertation entre les gouvernements et les parlements des deux pays afin de trouver des  mécanismes leur permettant de faire face aux futurs défis imposés par les changements dans le système mondial. Il faudra également, a-t-il poursuivi, définir la vision à adopter face à ce nouveau système ainsi que le concept  de non-alignement de telle manière à préserver l’indépendance politique des Etats.
« L’Algérie, sous la direction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a franchi de grands pas en vue de préserver  l’indépendance de sa décision politique et la consolider par l’indépendance économique, l’objectif étant de mettre définitivement fin à la dépendance  économique ». Il a également relevé « la nécessité d’une coordination entre les deux pays au niveau continental dans les domaines commercial et économique, en jetant les bases d’une coopération tripartite qui permettrait à l’Afrique de réaliser une véritable indépendance économique, et subséquemment, une  indépendance politique ».
Les deux parties ont également évoqué des questions internationales d’intérêt commun, au Sahel, en Afrique et dans le monde. A cet effet, « le président du Conseil a qualifié de primordial le respect de la souveraineté  des Etats et le soutien des peuples opprimés, en se conformant aux Chartes onusiennes et à la Légalité internationale ».
Réitérant le droit du peuple palestinien à établir son Etat indépendant aux frontières de 1967, avec Al-Qods pour capitale, M. Goudjil a rappelé le soutien apporté par l’Algérie au peuple libyen pour l’édification de son Etat, loin de toute ingérence étrangère, et la position de l’Algérie en faveur du droit indéfectible et imprescriptible du peuple sahraoui à  l’autodétermination.
Le respect de la souveraineté des Etats et le soutien aux peuples opprimés « ne sauraient se concrétiser sans le respect des droits de l’Homme, à l’instar de la liberté d’expression, des principes utilisés – malheureusement – à mauvais escient par certains Etats contre les Etats faibles ou ceux qui ne gravitent pas autour de leur orbite pour tirer les ficelles et influencer leurs positions », a-t-il expliqué. « Depuis l’indépendance, l’Algérie n’a eu de cesse de défendre avec ferveur le respect des droits de l’Homme et de la liberté d’expression, tout en soutenant l’indépendance et l’autodétermination des peuples », a-t-il affirmé.