Antonio Guterres, SG de l’ONU : «Les écosystèmes ne peuvent pas nous fournir tout ce que nous attendons d’eux»

Les écosystèmes de la Terre  «ne peuvent pas nous fournir tout ce que nous attendons actuellement  d’eux», a affirmé, ce samedi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un message adressé à la veille de la Journée mondiale de l’environnement.

«Cette planète est notre unique demeure», a ajouté le chef de l’ONU, à l’occasion de cette Journée, célébrée le 5 juin de chaque année, appelant à «absolument» préserver la pureté de son atmosphère, la richesse et la diversité de la vie sur Terre, ses écosystèmes et ses ressources limitées.
Le SG de l’ONU a déploré le fait que «nous en demandons trop à notre planète, afin de préserver des modes de vie qui ne sont pas durables», soulignant que les écosystèmes de la Terre «ne peuvent pas nous fournir tout ce que nous attendons actuellement d’eux».
Une planète en bonne santé, a-t-il ajouté, «est indispensable», tant pour ses habitants que pour la réalisation des 17 Objectifs de développement durable (ODD), notant, dans la foulée, que les participants au sommet de Stockholm sur l’environnement cette semaine «ont réaffirmé qu’il fallait  une planète en bonne santé pour atteindre les ODD.»
Selon l’ONU, plus de trois milliards de personnes souffrent de la dégradation des écosystèmes, et la pollution cause près de neuf millions de décès prématurés chaque année, tandis que près de la moitié de l’humanité  vit dans des zones où le climat représente un danger (chaleur extrême,  inondations et sécheresse).
Il y a une chance sur deux pour qu’au cours des cinq prochaines années, la hausse de la température moyenne mondiale dépasse la limite de 1,5 degré fixée par l’Accord de Paris. Et d’ici à 2050, le nombre de personnes déplacées chaque année par le dérèglement climatique pourrait dépasser les 200 millions.
«Nous ne pouvons plus ignorer les signaux d’alarme qui sonnent chaque jour un peu plus fort», a encore souligné M. Guterres, appelant «chacun et chacune d’entre nous à prendre ses responsabilités afin d’éviter une catastrophe due à la triple crise qui conjugue changements climatiques, pollution et perte de biodiversité».