APN : Les syndicats de l’éducation exposent leurs doléances

Une réunion s’est tenue, ce mercredi au siège de l’APN entre les membres de la commission de l’éducation nationale et des affaires religieuses de l’Assemblée et des représentants de quatre syndicats autonomes de l’éducation nationale qui ont exposé une plateforme de revendications. La rencontre prélude à celle programmée, ce jeudi, entre la commission et le ministère.
Le président de la commission a valorisé le dialogue avec le partenaire social de l’éducation, la meilleure voie pour satisfaire les revendications légitimes. Intervenant, en marge de la réunion, Abdelkrim  Ayad a estimé que «les consultations avec les représentants des organisations syndicales sont de bon augure pour la prise en charge des doléances de la famille de l’éducation».
Il a ensuite promis de soumettre au ministre de l’Education nationale toutes les requêtes exposées, en vue d’arriver à trouver un terrain d’entente et des solutions appropriées aux problèmes exposés. Les délégués ont, de nouveau, soulevé des préoccupations socioprofessionnelles liées au statut particulier, à la baisse du pouvoir d’achat et à la surcharge des classes et des programmes…
Parmi les priorités figure le dossier du statut particulier. Selon Djahid Hirèche, porte-parole du SNTE, «la prise en charge du dossier a été ajournée depuis 2008,en raison des changements à la tête du ministère». Se déclarant cependant optimiste, il a fait savoir qu’une date limite a été fixée pour valider la mouture consensuelle. Le ministre s’est, pour rappel, engagé à défendre le projet devant le gouvernement. «C’est le statut particulier qui règle définitivement les problèmes de l’Ecole», avait-il déclaré.
Même son de cloche au Cnapest. Son représentant, Malek Bendrimi, a évoqué, en plus des logements de fonction où des irrégularités sont relevées, «la chute du pouvoir d’achat de l’enseignant et des travailleurs de l’éducation». «Le pouvoir d’achat des enseignants a chuté de façon drastique, contraignant certains à exerce des métiers manuels pour joindre les deux bouts», a-t-il lancé. A l’en croire, le syndicat a recouru à des débrayages périodiques, «ultime alternative pour exiger une prise en charge de ces revendications, en priorité la revalorisation salariale». «Le syndicat a entamé une grève périodique depuis un mois, à raison de deux jours par semaine», a-t-il précisé.
Djamiya Bencharki, membre de l’Unpef, s’est attardé sur la révision de la prime de zone du Sud qui doit, a-t-il insisté, «être calculée sur la  base du Smig». Il a regretté que le ministère ait ignoré la revendication légitime, soulignant qu’un sit-in a été organisé ce mercredi au sud du pays pour maintenir la pression.
«Nos revendications ont été présentées au ministère de tutelle, mais aucune suite ne nous a été donnée», a-t-il déploré.
Samira Azzegag