Approvisionnement des marchés : L’association des consommateurs appelle à des solutions durables

Les Algériens sont dans le consumérisme et exigent des services de plus en plus divers. C’est le constat qui a été fait par le président de la Fédération nationale des consommateurs, Zaki Hariz, lors de son intervention, ce samedi au forum d’El Moudjahid à Alger.

«Les besoins des consommateurs sont en constante évolution et dans des aspects différents de la vie quotidienne. Cette année, des hausses horizontales ont touché tous les produits alimentaires et agricoles. Une situation que vivent mal les classes moyenne et pauvre», a-t-il estimé. Selon lui, ces augmentations sont le résultat de nombreux facteurs qui ont accentué cet état des lieux. «Le modèle économique basé sur la rente et l’importation de 70 à 80% de nos besoins, tous secteurs confondus, sont des causes qui rendent notre pays dépendant du marché international. Il s’agit également de la dépréciation de 40% de la monnaie nationale. Par conséquent, l’inflation galopante et la non-disponibilité de produits, notamment l’huile de table, la semoule et le lait, ont beaucoup influé sur le niveau de vie de nos concitoyens», a-t-il ajouté.
Dans ce sillage, il a mis l’accent sur le déséquilibre de l’offre et de la demande sur le marché international des produits agricoles et des matières premières. «Les pays producteurs renforcent leurs stocks de sécurité en produits stratégiques et interdisent l’exportation. A ce titre, il y a une rareté de certains produits dont les prix ont été multipliés et les frais de transport ont doublé», a-t-il relevé. Le conférencier a, en outre, insisté sur l’impératif de mettre en place des solutions durables. «Les pouvoirs publics sont appelés à mettre en œuvre des mécanismes pour assurer l’approvisionnement des marchés en produits dans les grandes villes ou les régions enclavées. Dans ce sens, l’Etat doit établir un plan d’urgence qui sera lancé dès qu’il y a une tension sur un produit», a-t-il indiqué.
Le président de la FAC a également indiqué que les prix de l’habillement ont augmenté de 30 à 150%.«Les articles de 12 à 18 ans ne sont pas disponibles et les prix sont excessifs. Les grandes tailles sont également presque introuvables. Des produits contrefaits ont envahi les marchés dont les prix sont compétitifs par rapport aux marques», a-t-il soutenu. En outre, le rapport qualité-prix est difficile à atteindre. «La qualité laisse à désirer et les prix sont excessifs. Le pouvoir d’achat des consommateurs a été mis à dure épreuve», a-t-il fait savoir.
Karima Dehiles