Après leur succès (2-1) contre l’Iran en amical : Les Verts rassurent

La sélection nationale se porte mieux. Après avoir disposé de l’Ouganda puis de la Tanzanie sur le même score (2-0) lors des deux premières journées des éliminatoires de la CAN-2023, les Fennecs se sont offert, cette fois-ci, un mondialiste. Il s’agit de l’Iran que les coéquipiers d’Ismaël Bennacer ont battu (2-1), en match amical disputé dimanche soir à Doha, confirmant ainsi leur net regain de forme, deux mois après l’élimination en barrages du Mondial 2022. Malgré un onze complètement remanié avec pas moins de six joueurs qui fêtaient leur première cape ou leur première titularisation en sélection (Anthony Mandrea, Akim Zedadka, Yanis Hamache, Abdelkahar Kadri, Bilal Brahimi et Billel Omrani), les capés de Djamel Belmadi se sont montrés supérieurs au 21e du dernier classement mondial de la FIFA qui de surcroît, n’a concédé qu’une seule défaite lors de ses 17 derniers matchs, toutes compétitions confondues.
A l’exception de Bedrane, Tougai, Touba, Bennacer, Zorgane ou encore de Rachid Ghezzal qui faisaient figure d’anciens, les autres habituels titulaires à l’image de M’Bolhi, Bensebaini, Mandi et Slimani, ont été laissés au repos. Cependant, cela n’a pas empêché pour autant, les «remplaçants» de briller et prouver au coach qu’il pourra compter sur eux à l’avenir. Avec la même envie de vaincre et la même détermination, l’EN bis ne trouva aucune peine à prendre la mesure d’un adversaire qui avait visiblement du mal à contenir les assauts répétés des camarades d’Abdelkahar Kadri. Après plusieurs ratages, dont un penalty, inexplicablement refusé à Rachid Ghezzal, stoppé irrégulièrement dans la surface de vérité, les Algériens finiront par trouver la faille grâce à l’opportunisme de Ryad Benayad qui exploita une passe en retrait complètement ratée d’un défenseur iranien pour ouvrir le score juste avant la pause (44’). L’attaquant de l’ES Sétif en profitait pour rendre hommage à Billel Benhammouda, le milieu de terrain de la sélection nationale A’, décédé vendredi dernier dans un accident de la circulation. Sauf que les vainqueurs de la CAN 2019 se faisaient surprendre au retour des vestiaires lorsque sur l’une des rares erreurs de son compartiment défensif, Alireza Jahanbakhsh, oublié dans les six mètres, n’avait qu’à se jeter pour reprendre le centre de Noorafkan pour remettre les pendules à l’heure (64’).
Nullement découragé et ne voulant rien lâcher, le onze de Belmadi s’en remettra alors à son joker de luxe, Mohamed El Amine Amoura, déjà buteur lors du dernier match contre la Tanzanie, pour arracher la victoire dans les dernières minutes (83’). Au-delà du résultat positif qui permet à nos capés de reprendre une sacrée dose de confiance, cette rencontre de prestige face à l’Iran aura constitué un très bon test pour le sélectionneur national en ce sens qu’elle lui a permis d’opérer une large revue d’effectifs et poursuivre sa prospection en vue de reconstruire un groupe fort et compétitif .
 Mehdi F.