Après une expérience à Annaba :   Scarlet letter house ouvre à Alger

Après, avoir conquis les lecteurs anglophones d’Annaba, Scarlet letter house  s’oriente vers ceux d’Alger avec  une première librairie spécialisée dans la vente de livres en anglais, sous deux formats, virtuel et physique. Elle met à la disposition des lecteurs un site de vente en ligne,  www.scarletletterhouse.com, et une boutique d’une superficie de 30 m2,  sise au 102, boulevard  Mohammed V à Alger. Une rue désormais «shakespearienne» où logent aussi Charles Dickens, George Orwell, Virginia Woolf, Victor Hugo ou encore Sally Rooney la jeune et célèbre romancière irlandaise, autrice de titres qui font fureur en ce moment tels que Normal People, Conversation With Friends, Beautiful World Where Are You. Des romans au langage simplifié, qui intéressent beaucoup les jeunes algériens à la page. L’accès en boutique, donne lieu à deux rayons, l’un consacré aux ouvrages classiques, le second aux contemporains, qui relèvent de différents genres entre essais, mémoires, romans, livres pour enfants, scolaire et même du parascolaire. Scarlet letter house est principalement une maison d’édition et de distribution, qui édite des ouvrages d’écrivains algériens à Londres, qu’elle traduit vers l’anglais, «dans l’optique de nous faire connaître les réalisations littéraires de ces derniers», comme nous l’a bien fait comprendre Bouchikh Abdelhak son propriétaire. Cette entreprise distribue également des ouvrages accessibles à toutes les bourses. Ce qui, constitue en effet, un nombre  global de 1 500 titres, commercialisés à travers cette fraîche librairie, qui a récemment vu le jour. Ce concept s’est déjà fait connaître lors du dernier Salon international du livre d’Alger, où, d’ailleurs, les couleurs, le titre méconnu et le décor britannique atypique du stand, a attiré l’attention du public. Ce qui a motivé le meneur de ce nouveau projet, Abdelhak, est la virginité de ce créneau, mais aussi, l’engouement des jeunes quant à l’apprentissage de la langue anglaise et l’intérêt qu’il portent aux ouvrages dédiés au développement personnel et à la science fiction. Des thèmes très en vogue en ce moment, car les jeunes algériens, mais aussi étrangers, sont très influencés par les réseaux sociaux, le virtuel. Ils s’intéressent en outre, au développement de l’intelligence artificielle à travers le monde. Avec grand enthousiasme, le propriétaire, dit être très content du retour positif du public et poursuit que  cette initiative a même ravit les lecteurs francophones, mais aussi arabophones de la capitale, qui l’on d’ailleurs encouragé. Très ambitieux, Abdelhak prévoit prochainement l’ouverture de deux boutiques à l’est et à l’ouest de la capitale et compte élargir son champ d’action avec une chaîne de librairies anglophones à travers le pays.
 Nabiha Cheurfi