Libye : Deuxième Conférence sur la paix le 23 juin à Berlin

Berlin va accueillir le 23 juin la deuxième Conférence sur la paix en Libye sous l’égide de l’ONU et avec, pour la première  fois, la participation du gouvernement de transition libyen, a annoncé ce mardi le  ministère allemand des Affaires étrangères.

Les participants feront notamment le point sur la transition politique en Libye depuis la précédente conférence tenue le 19 janvier 2020 et «les  prochaines étapes nécessaires en vue d’une stabilisation durable», a précisé le  ministère allemand dans un communiqué. Par ailleurs, le Premier ministre italien, Mario Draghi, et son homologue libyen, Abdel Hamid Dbeibah,  ont assuré  que l’Italie et la Libye vont collaborer sur l’immigration illégale et les énergies renouvelables. «L’Italie demeure au côté de la Libye et la soutient lors de cette transition complexe : la mise en œuvre concrète d’un cessez-le-feu, le retrait des mercenaires et des soldats étrangers et la création d’une structure institutionnelle», a dit Draghi lors d’une conférence de presse conjointe. Il a, d’autre part, assuré que son pays allait aider à bâtir des hôpitaux en Libye et à y envoyer des professionnels de santé, mais qu’il soignera aussi sur son sol «plusieurs dizaines d’enfants libyens atteints de cancer».  La Libye est un partenaire «à grande échelle» de l’Italie en matière de carburants fossiles, «mais nous voulons également avoir une coopération dans le domaine des énergies renouvelables», a poursuivi le chef du gouvernement italien.  Mario Draghi a fait savoir que les deux dirigeants avaient également abordé «les dossiers humanitaires et de la migration, la lutte contre le trafic d’êtres humains, l’aide aux réfugiés, les couloirs humanitaires et le développement des communautés rurales».  Pour sa part, le Premier ministre libyen a exprimé sa satisfaction envers «les relations bilatérales excellentes», lesquelles ont été «renforcées par  une bonne volonté mutuelle».
«Nous résoudrons l’immigration illégale ensemble, en collaboration avec  d’autres pays européens ainsi qu’avec les pays d’origine des immigrants  clandestins», a assuré Abdel Hamid Dbeibah.  «Le problème de l’immigration ne saurait être résolu dans la seule région méditerranéenne, mais devrait l’être en s’attaquant aux racines du  problème, ce qui n’est pas de la seule responsabilité libyenne ou italienne, mais qui est commune», a-t-il noté.   M. Dbeibah a indiqué que son pays espérait renforcer ses relations commerciales avec l’Italie et travailler sur le dossier des énergies renouvelables et de la reconstruction de la Libye. «L’Italie peut jouer un rôle essentiel et primordial en tant  qu’investisseur en Libye», a-t-il poursuivi.
Le chef du gouvernement libyen est attendu ce mardi en France pour une visite au cours de  laquelle il devait être reçu par le président, Emmanuel Macron, pour évoquer le  processus de stabilisation de la Libye, selon l’Elysée. M. Dbeibah avait achevé dimanche une visite officielle de deux  jours en Algérie, à la tête d’une importante délégation ministérielle. Il a été reçu avant son départ par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.