FNA : Le changement doit être profond et radical

  Le changement souhaité par le peuple et prôné par la classe politique doit être «profond et radical, et non un changement de façade et circonstanciel», a soutenu, ce mardi à Médéa, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati.

«Le peuple algérien aspire à un changement profond et radical, aussi bien dans la pratique politique que la gestion des affaires de la communauté nationale. Cette aspiration ne doit pas être limitée à de simples changements de façade ou de circonstance, qui ne feraient qu’accentuer la crise actuelle», a déclaré Moussa Touati, à l’occasion d’un meeting populaire organisé à la médiathèque de «Tahtouh», au centre-ville de Médéa, au 13e jour de la campagne pour les législatives du 12 juin.
Le prochain scrutin est «l’ultime opportunité qui s’offre au pays pour amorcer le changement et bâtir un Etat fort, doté d’institutions légitimes, traduisant réellement la volonté populaire et au service exclusif de la nation», a ajouté le président du FNA, pour qui, «seul un scrutin crédible et transparent est en mesure de rétablir la confiance perdue entre le citoyen et ses institutions élues».
Par ailleurs, Moussa Touati a réitéré son refus de «toute injonction ou intervention directe» dans les affaires internes du pays, mettant en garde contre toute velléité d’entacher la régularité et la crédibilité du scrutin».
Abordant le volet économique, Moussa Touati a critiqué l’option de dépendre «uniquement de la rente pétrolière, au lieu d’explorer d’autres pistes et ressources capables, selon lui, de sortir le pays d’une situation qui va en s’aggravant». Outre la diversification de l’économie nationale, le président du FNA a plaidé pour la réhabilitation de l’élite nationale et la mise en place des conditions pour freiner la fuite des cerveaux.
«La matière grise nationale doit être, a-t-il affirmé, au centre de la politique de développement du pays», estimant que «l’élément humain doit être à la base de toute dynamique, car le salut du pays est entre les mains de ses enfants».