Sénégal: la Cédéao condamne les violences et appelle au calme

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a condamné les violences survenues ces derniers jours au Sénégal, appelant « toutes les parties à la retenue et au calme », a indiqué un communiqué de l’organisation.
Au moins quatre personnes ont été tuées au cours de scènes de guérilla urbaine opposant les forces de l’ordre et des groupes de jeunes réclamant la libération de l’opposant Ousmane Sonko, arrêté mercredi pour « trouble à l’ordre public », alors qu’il se rendait en cortège au tribunal où il était convoqué pour répondre à des accusations de viol portées contre lui.
« La Commission de la Cédéao suit avec attention l’évolution de la situation au Sénégal et condamne les violences survenues dans plusieurs villes du pays qui ont entraîné des morts, des blessés et des destructions de biens », indique le communiqué. L’organisation « appelle toutes les parties à la retenue et au calme » et « invite les autorités à prendre les mesures nécessaires pour apaiser les tensions et garantir les libertés de manifester pacifiquement, conformément aux lois en vigueur », ajoute le texte. La Cédéao regroupe quinze pays d’Afrique de l’Ouest. Vendredi soir, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres s’est dit « très préoccupé » et a appelé « à éviter une escalade ».
Un mouvement de contestation appelle à « descendre massivement dans les rues »
Le Mouvement de défense de la démocratie, qui regroupe des opposants au président Macky Sall, a appelé dimanche les Sénégalais « à descendre massivement dans les rues », « pendant trois jours à compter du lundi 8 mars ». Cet appel lancé lors d’une conférence de presse à Dakar survient après plusieurs jours de violences opposant les forces de l’ordre et des groupes de jeunes réclamant la libération de l’opposant Ousmane Sonko qui était arrivé troisième à la présidentielle de 2019 et est pressenti comme un des principaux concurrents de celle de 2024 au Sénégal.