Idnet : De la géolocalisation à la télémédecine

D’une toute petite entreprise, Idnet s’est transformée, en l’espace de quelques temps, en un groupe de services et produits électroniques regroupant plusieurs sociétés. Elle a démarré sous forme d’une startup, ou plutôt d’une plateforme de géolocalisation qui a vu le jour grâce au concours de la pépinière d’entreprises «incubateur d’Oran».

Au départ, l’idée était de créer une simple plateforme de géolocalisation. Mais une fois confronté au marché, et devant la concurrence très rude dans ce secteur, dominé par les étrangers, le gérant d’Idnet et son équipe ont éprouvé le besoin de la développer sous forme d’une entreprise et faire valoir le made in bladi. «Un challenge que nous tenions à relever», confie le gérant d’Idnet, Ali Maamri. C’est ainsi, qu’à force de travail et d’innovation, la startup est devenue une entreprise familiale a part entière avant de se structurer, par la suite, sous la forme d’une véritable compagnie, regroupant startups et incubateur. Un parcours qui a exigé de la sueur et de la persévérance, l’entreprise ayant démarré avec presque rien. «Nous étions confrontés à des difficultés financières, administratives et en matière de ressources humaines. Comme le GPS et la géolocalisation étaient nouveaux à l’époque, pratiquement méconnus, aucun investisseur n’a voulu financer notre projet. A nos sollicitations, les pourvoyeurs nous répondaient tous de la même façon : parce qu’il y a le GPS en Algérie ?», se rappelle-t-il.  En désespoir de cause, il avait fini par accepter l’aide financière de son père pour démarrer son projet. «Mon père a vendu son magasin, son gagne-pain, pour me soutenir. Je me souviens toujours de ce qu’il m’a dit quand il m’a remis l’enveloppe. Il m’a dit : «Tout ce que j’ai est dans cette enveloppe. Si tu gagnes, on gagne tous si tu perds, on perdra tous. J’ai réussi fort heureusement et mon projet a gagné un cachet familial», se réjouit-il.  Aujourd’hui,  son père est le PDG de l’entreprise, sa sœur est directrice des finances et comptabilité tandis que son frère est son cogérant et son épouse, directrice des ressources humaines. Le plu dur, selon lui, est de passer d’une startup à une PME et augmenter les capacités de l’entreprise. Comme la plupart des entrepreneurs, la bureaucratie a été un obstacle de taille et l’est toujours d’ailleurs, d’après lui.  «Les contraintes administratives sont toujours présentes et représentent un frein réel pour l’entreprise. La bureaucratie tue beaucoup d’entreprises dans l’œuf. Cela n’a pas été notre cas fort heureusement», souligne-t-il.
Homologuée à l’international
Idnet est spécialisée actuellement dans les solutions digitales dont la géolocalisation. Elle dispose même d’un bloque dédié à la recherche et au développement, très actif grâce à une vingtaine d’ingénieurs algériens. «Nous travaillons avec des compétences diplômées dans nos université. Grâce à notre équipe, notre entreprise est devenue un acteur incontournable de la digitalisation. Nous essayons de diversifier nos produits non seulement dans la digitalisation mais aussi dans le domaine électronique», signale-t-il. La société fabrique, en effet, les composants de taximètres et d’autres périphériques dans une usine affiliée à cette société. Le made in bladi est un slogan que cette entreprise prône. Tous les noms de leurs produits et services sont DZ, y compris ceux homologués à l’international sous le nom de FENNECDZ. L’équipe de l’entreprise est répartie dans plusieurs départements, marketing, technologie, recherche et développement avec tous ses aspects Soft-Hard et géolocalisation. Cette dernière, le produit phare de cette entreprise, est segmentée en fonction des régions, Est, ouest, centre et sud. «Notre équipe a été très active durant la pandémie sanitaire. Nos deux startups versées dans la télémédecine ont été très productives durant cette période qui a exceptionnellement fait ressortir des innovations dans le B2C», assure-t-il. La concurrence dans ces domaines ne manque pas mais ne fait que renforcer la volonté de cette entreprise de faire toujours mieux. «On se donne au maximum pour apporter de la valeur ajoutée. Notre département dédié à la technologie veille à fournir à notre société une technologie de pointe pour être toujours au devant de la scène nationale», conclut-il.
Farida Belkhiri