Micro-entreprises : Création de commissions consultatives, une louable initiative 

Ces commissions vont contribuer à la promotion du dialogue entre les micro-entreprises et les pouvoirs publics ainsi qu’à l’amélioration de l’écosystème et à l’accélération de l’utilisation des nouvelles technologiques.

Le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises a annoncé récemment la promulgation de deux arrêtés ministériels portant création de la commission nationale consultative des micro-entreprises et des commissions de wilaya y relevant. Une excellente initiative, selon l’expert en économie, spécialisé dans la création et le développement des entreprises, Hamza Boughadi. D’autant plus que ces commissions vont contribuer à la promotion du dialogue entre les micro-entreprises et les pouvoirs publics ainsi qu’à l’amélioration de l’écosystème et à l’accélération de l’utilisation des nouvelles technologiques.
«Les micro-entreprises, considérées comme un socle pour l’enrichissement du tissu économique du pays, nécessitent une réelle prise en charge et un travail de proximité afin d’assouplir les procédures et régler les problèmes récurrents dont souffrent ces entreprises dans notre pays. La création d’une commission nationale consultative et des commissions de wilaya viennent donc à point nommé pour soutenir ces toutes petites entreprises», estime Boughadi.
La commission, composée notamment de représentants de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade), est chargée, en effet, de soutenir la pérennité des micro-entreprises en leur facilitant surtout l’accès aux marchés publics et en les encourageant à s’organiser sous forme de groupements. A propos de l’Anade, l’expert a remarqué que cette Agence s’emploie ces derniers temps à rattraper les erreurs commises dans le passé par l’ancienne agence Ansej. Au temps de cette dernière, rappelle-t-il, le taux d’échec des micro-entreprises était fort élevé. «Le manque d’écoute et de veille était flagrant ainsi que celui de l’accompagnement et de l’orientation en matière d’octroi des crédits et des avantages. Nous nous réjouissons que l’Anade prenne des initiatives pour combler ces lacunes et accompagner véritablement ces micro-entreprises», soutient-il.
Il signalera, néanmoins, que cette commission consultative et les commissions de wilaya doivent intégrer en leur sein des cabinets d’études économiques pour les assister dans l’exécution de leurs missions. «C’est une nécessité, car les cabinets d’études économiques détiennent tous les outils d’analyse nécessaires et l’expérience qu’il faut pour assister réellement les micro-entreprises. Par ailleurs, leur apport sera grand pour consolider toutes les démarches en rapport au développement de ces dernières, afin de les rendre plus efficaces et plus efficientes», dit-il. Ces cabinets, poursuit-il, jouissent d’une grande expertise dans la collecte des données et dans l’étude des marchés dans différents secteurs d’activité, et sont parfaitement au courant de toutes les difficultés récurrentes auxquelles sont confrontées nos micro-entreprises. «Ces cabinets, en outre, connaissent les besoins des entreprises et savent comment y répondre. La contribution de tous est nécessaire pour passer à une économie forte, indépendante et génératrice de richesse. Que des dispositifs soient purement économiques ne peut être qu’une bonne chose», conclut-il.
Farida Belkhiri