Examens de fin d’année (5ème, BEM et BAC) : Le dernier virage

C’est parti pour les examens de fin d’année. Les écoliers ont passé ce mercredi l’épreuve du cycle primaire sans anicroches avec, en prime, un strict respect des règles sanitaires. Au même moment, neuf syndicats autonomes du secteur de l’éducation ont appelé à l’impératif de garantir le bon déroulement des examens nationaux, éloignant ainsi le spectre d’une action qui viendrait perturber ces épreuves.

L’année scolaire tire à sa fin. Et pendant que certains élèves partent déjà en vacances, d’autres s’apprêtent à passer leurs examens. Il s’agit du baccalauréat, prévu 20 au 24 juin, et du Brevet d’enseignement moyen (BEM), du 15 au 17 juin 2021. Ce mercredi, c’est le tour des plus jeunes, ceux de la cinquième année, au nombre de 853.391 élèves.
Le nombre de candidats à l’examen du bac a atteint 731.723 élèves, dont  459.545 candidats scolarisés (180.833 garçons et 278.712 filles) et 272.178 candidats libres. L’Office national des examens et concours (Onec) a consacré 2.528 centres au niveau national. Les copies seront compostées au niveau de 18 centres de regroupement et compostage avant de les répartir sur 87 centres de correction. Les centres de correction ouvriront leurs portes à partir du 1er juillet jusqu’au 19 juillet prochain, ajoute l’Onec. Un seul centre national sera mobilisé pour l’annonce des résultats. S’agissant de l’épreuve de l’éducation physique et sportive pour les candidats libres, les autorités concernés ont mobilisé 187 centres entre les 16 et 27 mai dernier. Rappel: le taux de réussite du bac/session 2020 avait atteint 55,30%.
Pour ce qui est du Brevet d’enseignement moyen (BEM), ils sont quelques  641.187 candidats à se présenter aux épreuves qui s’étaleront sur 3 jours. Ce nombre est réparti entre 625.223 candidats scolarisés dont 292.767 garçons et 332.456 filles, et 15.964 candidats indépendants (11.100 garçons et 4.864 filles). Le compostage des copies d’examen se fera au niveau de 18 centres de collecte et de compostage, avant leur répartition à travers 70 centres de correction. La correction des copies d’examen débutera le 22 juin et s’étalera jusqu’au 3 juillet 2021. Rappel : Le taux d’élèves admis en première année secondaire pour l’année scolaire 2019-2020 est de 90,61%.
En  décidant de maintenir les examens de fin d’année aux dates initiales, le ministère de l’Éducation voulait ainsi éviter le tollé de l’an dernier. En 2020, le calendrier des examens avait été chamboulé pour cause de crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19. Le bac et le BEM furent reportés en septembre alors que l’examen de fin du cycle primaire fut supprimé. Solution proposée: réduction des moyennes d’admission et de passage des élèves. L’idée a provoqué une levée de boucliers de toutes parts. Les professionnels de l’éducation dénoncèrent une «décision irréfléchie qui encourage la médiocrité».
Les sujets tirés des cours dispensés 
Pas de surprise, les sujets «se limiteront aux cours dispensés en présentiel», a fait savoir,  dernièrement, à Alger, le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout. Afin d’assurer le bon déroulement des examens et d’éviter la «fraude», il sera certainement procédé, comme ce fut le cas durant les années précédentes, à l’utilisation des brouilleurs et des équipements de vidéosurveillance au niveau des centres d’impression des sujets du baccalauréat et des centres de conservation, avec le recours probable aux coupures d’internet. «Les retards ne seront pas admis» le jour de l’examen. Les portables et tout autre moyen de communication devront être déposés à l’entrée du centre dans une salle aménagée à cet effet. Les candidats seront appelés à «rejoindre les salles d’examen une demi-heure avant le début des épreuves», a souligné le ministre, rappelant que «tout retard après 9h privera le candidat de passer l’examen». Les candidats au baccalauréat auront  deux sujets au choix pour chaque épreuve de l’examen et du maintien des 30 minutes supplémentaires pour chaque épreuve.
Un protocole sanitaire rigoureux mis en place
 S’il y a eu, relativement, un relâchement durant la scolarité, notamment ces derniers temps,  l’application du protocole sanitaire s’est vu renforcer  lors de l’examen  de fin de cycle primaire (5e), tenu hier à l’échelle nationale. Selon la directrice de l’éducation d’Alger-Ouest, Ghenima Aït Ibrahim, tous les moyens ont été mis en place, en collaboration avec les collectivités locales, pour que le protocole sanitaire soit respecté et appliqué de façon «sévère», pour reprendre ses déclarations. La directrice de l’éducation s’est déplacée, dans la matinée, dans plusieurs établissements primaires  afin de suivre le déroulement de l’examen et de s’assurer de l’application du protocole sanitaire,
a-t-elle dit. Elle a expliqué qu’«une prise de température de chaque candidat est effectuée à l’entrée de l’établissement. Des  flacons de gel hydroalcoolique ont été installés tout le long des couloirs et même à l’intérieur des classes. Nous avons même mis à la disposition des élèves des bavettes. Même s’ils arrivent avec des bavettes, nous leur donnons d’autres, car ils doivent les changer lors de l’examen programmé l’après-midi. En plus, nous avons fait en sorte pour que dans chaque établissement, il y ait deux itinéraires à sens unique, un pour l’entrée et le second pour la sortie». La directrice a souligné que  toutes les mesures nécessaires ont été prises pour que le protocole sanitaire élaboré par la comité scientifique du ministère de la santé  soit respecté, notamment la distanciation sociale, pour éviter toute contamination par le coronavirus. Aït  Ibrahim a fait savoir que le même protocole a été instauré, l’an dernier, durant les examens du BEM et du bac. «C’était une expérience  réussie  que nous avons d’ailleurs perpétuée durant toute l’année scolaire», a-t-elle indiqué, ajoutant que les mêmes mesures sanitaires seront maintenues pour les ces deux examens, prévus respectivement  le 15 et le 20 du mois en cours. Avant de conclure, la directrice a fait savoir que l’année scolaire, de manière générale, s’est déroulée «sereinement et dans le calme», et ce, grâce au dit dispositif visant à casser toute chaîne de contamination. «Nous avons veillé à l’application rigoureuse du protocole sanitaire. Sur le plan pédagogique, le ministère de l’Education a mis en place un système d’alternance  et d’enseignement par groupe pour alléger les classes et  éviter le regroupement des élèves. C’est vrai que quelques cas ont été signalés, mais mis aussitôt en confinement. D’une manière générale, nous avons eu une année sereine et calme», a-t-elle indiqué, avant d’enchaîner : «C’est un acquis  pour les élèves et le secteur de l’éducation».
Amokrane H et Wassila OH