Les syndicats optent pour la rétention des notes !

Les rencontres bilatérales tenues entre les syndicats autonomes et le ministère de l’Education nationale ne sont visiblement «pas concluantes». Les différentes organisations regroupées en confédération des syndicats algériens (CSA) s’accordent à dire que cette série de réunions, tenues sous fortes tensions sociales, n’a rien apporté de nouveau.

La plupart des syndicats ont préféré mettre leur mouvement de protestation en stand-by, «pour ne pas perturber la tenue des examens officiels».
Dans un communiqué de presse rendu public, ce mercredi, à l’issue d’une réunion de concertation tenue entre neuf syndicats dont le CLA, UNPEF, Satef, Snacel, il a été convenu du «maintien du boycott du travail administratif, soit la rétention des notes». Une sorte d’alerte lancée en direction de la tutelle, pour «exprimer leur ras-le-bol face à la situation inquiétante du secteur», souligne Boualem Amoura, porte-parole du Satef.
Les signataires du document s’accordent à dire que les rencontres bilatérales n’ont abordé que le dossier relatif au statut particulier en négligeant ainsi les principales revendications des travailleurs, à savoir la protection du pouvoir d’achat à travers la révision de la politique salariale et le droit à la retraite sans condition d’âge. Toutefois, ils ont décidé «de ne pas compromettre le bon déroulement des examens officiels». Selon Boualem Amoura, «aucune action de protestation n’est envisageable, jusqu’à la rentrée sociale».
Messaoud Boudiba, porte-parole du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), a pour sa part indiqué que la base de son association a pareillement décidé «de signer une trêve», jusqu’à nouvel ordre. Il regrette que la tutelle ait appelé à la réouverture du dossier du statut particulier, alors  que le travail de sa révision a été finalisé du temps de l’ancien ministre Nouria Benghebrit. De son avis, l’ambigüité persiste, surtout qu’«aucune réponse claire aux requêtes soulevées n’a été apportée».
Samira Azzegag