Liste indépendante Ahrar El Djazaïr : Les quartiers populaires pour capter les voix

 

 Détentrice d’un doctorat en sociologie, Aïda Zemamouche s’est engagée, pour la première fois, dans une bataille électorale en se portant candidate sur la liste indépendante Ahrar El Djazaïr.

Une liste dont les membres ambitionnent d’aider à la résolution des problèmes sociaux qui «sont devenus très complexes ces dernières décennies à cause du terrorisme suivi de la crise qui a bouleversé l’équilibre de notre société».
Conséquence: lors de leurs sorties sur le terrain, les candidats ont rencontré des citoyens dont de nombreux jeunes qui refusent de voter estimant que les élections ne changent rien à leur situation. Mais pour Zemamouche, les débats engagés finissent par aplanir les divergences.  «Au terme de discussions franches, les jeunes deviennent réceptifs et nous arrivons à les convaincre vite sur l’importance des élections législatives», poursuit la sociologue, qui note que «le manque de communication a élargi le fossé entre administrateurs et administrés».
Selon elle, nous avons affaire à une jeunesse éveillée et ouverte au  monde en recourant à des moyens technologiques. «Ils sont au courant de tout ce qui se passe dans un monde qui s’apparente à un petit village. «Par conséquent, il faut communiquer avec les citoyens et leur dire la vérité en s’éloignant de fausses promesses», renchérit la candidate.
Reste une évidence : le manque d’expérience dans la vie politique s’est révélé un handicap pour les candidats d’Ahrar El Djazaïr, lors de  la  campagne électorale. «Nous étions un peu crispés lors de la première semaine où nous étions concentrés sur l’élaboration des affiches électorales et l’ouverture d’une permanence. A la deuxième semaine, nous avons investi les quartiers populaires car c’est là où il fallait capter des voix», selon les candidats. Pour l’après-élection, ces derniers estiment que le prochain Parlement doit se pencher avant tout sur un  projet de société réalisable à moyen terme. «60 ans après l’indépendance, le moment est venu de savoir ce qu’on veut faire de notre société», conclut Zemamouche.
M. Benkeddada