Statut des travailleurs de la santé : Le dossier sur le bureau du ministre

L’ouverture du dossier portant statut particulier est considéré comme un acquis majeur pour le secteur de la santé.

 

En effet, la commission centrale de suivi des relations avec les partenaires sociaux au ministère de la Santé a adressé, jeudi dernier, une correspondance à 13 syndicats de la santé portant sur la révision du statut particulier des travailleurs de la santé. Les partenaires sociaux sont appelés à formuler leurs propositions au ministre de la Santé qui a promis d’ouvrir le dossier à l’occasion d’une série de rencontres avec les représentants de la corporation. Une démarche saluée par le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP). Son président, le Dr Lyès Merabet, a affirmé qu’il sera question de revaloriser les conditions sociale et professionnelle à travers aussi un profil de formation incitatif et des projections en termes de carrière professionnelle. «Il est temps de mettre en place une formation de qualité et de s’orienter vers la recherche scientifique médicale et paramédicale», a-t-il affirmé. Il sera aussi question, selon lui, de la révision de la classification des différentes catégories du corps médical, de la question de la carrière et du recrutement. De ce fait, il estime important de mettre l’accent sur l’urgence de la titularisation des praticiens généralistes dès  leur recrutement. «Il n’est pas normal de continuer à considérer les médecins généralistes et les dentistes comme des stagiaires pour une durée d’une ou de deux années, notre but est de mettre fin à ces aberrations», a-t-il relevé. Parmi les propositions qui seront soumises prochainement, le syndicaliste cite la gestion hospitalière et la possibilité pour les médecins d’accéder à des postes de responsabilité qui figure dans les textes de loi mais qui a été supprimé par les statuts. Le plus important, pour lui, est d’aller vers des changements profonds et de réfléchir à long terme sur des solutions pérennes. « Le dialogue avec tous les partenaires sociaux est la seule voie de sortie de crise. Il faut comprendre que le dialogue ne se focalise pas sur la question salariale, du moins pour l’organisation que je représente, mais nous sommes aussi mobilisés pour la sauvegarde de notre système de santé», a-t-il ajouté.
Dans une publication sur sa page facebook, le Syndicat autonome des biologistes de la santé publique (SABSP) se réjouit de cette nouvelle. «C’est un acquis pour la corporation qui sera suivi par une amélioration des conditions socioprofessionnelles.»
S. B.