Publicité de presse : La loi promulguée après les législatives

Le ministre de la Communication a indiqué que l’avant-projet de loi sur la publicité est en cours d’examen, précisant qu’elle sera promulguée après les législatives du 12 juin. Dans un entretien au journal «Echabab El Djazaïri», Belhimer a souligné l’importance que revêt ce texte de loi, affirmant que «nous comptons beaucoup sur la loi sur la publicité pour la régulation du travail médiatique et le contrôle de ce marché. Depuis janvier dernier, nous avons commencé à travailler avec les 15 normes de  distribution arrêtées pour la publicité publique». Face à l’augmentation du nombre de sites électroniques enregistrés auprès  de la tutelle et dans le souci de mieux organiser l’opération de création de ces sites en Algérie, le premier responsable du secteur a révélé la mise en place d’un nouveau mécanisme, appelé «tableau de bord», pour ces sites, supervisé par une équipe de spécialistes, ce qui permettra de connaître l’activité de chaque site pour une «distribution juste et équitable» de la  publicité publique. Il a ajouté qu’il est procédé actuellement à l’activation de ce mécanisme pour connaître le volume de production médiatique de chaque site et au  recrutement de journalistes professionnels. Par ailleurs et en ce qui concerne le lectorat des journaux qui ne cesse de s’affaiblir en raison de l’orientation des lecteurs vers la presse électronique, le ministre a passé en revue les statistiques publiées par les imprimeries publiques qui révèlent une diminution de la consommation du papier destiné à la presse écrite durant la période 2010-2020, de 59.000 à 12.000 tonnes en 2018, avec un recul du nombre de titres qui est passé de 136 titres en 2019 à 80 en 2020. Il a également indiqué que la plupart de ces titres sont imprimés sans tirage ou ne trouvent pas de lectorat, alors qu’ils  bénéficient de la publicité publique, ce qui est «inacceptable», a-t-il affirmé. Les chiffres indiquent que le nombre d’internautes en Algérie dépasse 26 millions de personnes en 2021, ce qui n’est pas propre à l’Algérie seulement, étant donné que le monde entier est orienté vers  l’investissement publicitaire dans lequel la presse en papier ne  représente que 5%.