Les sportifs et le vote

Les élections législatives du 12 juin sont l’occasion pour le changement, selon plusieurs acteurs du mouvement sportif national.

Le sélectionneur national militaire de boxe et directeur des équipes nationales Brahim Bedjaoui, a estimé qu’il y a une opportunité d’avoir des ex-athlètes au sein de l’Assemblée populaire nationale. «Je connais plusieurs jeunes et anciens sportifs qui sont candidats. Je souhaite que le scrutin puisse nous sortir un Parlement composé de personnalités qui pourront défendre le sport, notamment les athlètes et les techniciens», a-t-il indiqué. Deux candidats que nous avons sollicités ont insisté sur l’importance du scrutin. L’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, Salim-Raouf Bernaoui, candidat du parti Tadjamoue Amel Jazaïr, a appelé les citoyens à faire entendre leurs voix, quel que soit leur choix. «C’est un devoir d’élire ses représentants à l’occasion de ce scrutin. En tant qu’ancien athlète, entraîneur, président de fédération, puis ministre de la Jeunesse et des Sports, je connais parfaitement les manques du secteur. Le sport a un énorme déficit en matière de moyens et de matériel. Au cas où je serais élu, je vais œuvrer pour le défendre crânement. Après avoir fait un état des lieux et un constat lors de mon passage à la tête du ministère, j’ai vu qu’il faut aller vers un assainissement, notamment en matière de ressources humaines. Nous devons encourager les vraies compétences et surtout les éducateurs. Je vais proposer un programme pédagogique pour prendre en charge les générations futures. Le sport doit être le premier moyen pour combler le vide de nos enfants, notamment durant les vacances scolaires», a-t-il expliqué.
Pour sa part, l’ex-président de la fédération de karaté do (FAK), Aboubaker Mekhfi, candidat de la liste du Parti du renouveau, a mis l’accent sur les mesures fixées pour encourager les jeunes à se porter candidats. «J’ai toujours été un homme de terrain, que ce soit comme président de fédération ou comme ingénieur dans une compagnie pétrolière. Après avoir été longuement encouragé pour déposer ma candidature, j’ai vu que les conditions sont réunies. D’ailleurs, ce scrutin est marqué par un nombre record de jeunes candidats et candidates. Avec ma modeste expérience comme ex-athlète et président de la FAK, j’estime que je peux, en cas de mon élection, apporter un plus au sport national. Lors de mon passage à la fédération ou comme président du directoire, j’ai réussi à décrocher huit médailles sur le plan mondial. L’athlète a besoin d’être mis dans le bon contexte sur le plan de l’encadrement et par rapport aux moyens. De ce fait, je consacrerai tout mon temps, au cas où je serai élu, à transmettre tous les soucis des sportifs à l’APN afin de trouver des solutions», a-t-il souligné. Cadre d’entreprise, Mekhfi a ajouté qu’il va faire des propositions pour la promotion du sport. «Il est temps de penser à un meilleur lendemain. Si j’aurai la confiance des électeurs, je serais mobilisé en étant toujours disponible pour donner la vraie réalité de notre sport», a-t-il fait savoir.
D’autres figures du sport national ont, en revanche, déclaré qu’ils ne sont pas branchés à la politique. Ainsi, ce scrutin constitue pour plusieurs grosses pointures du sport une occasion pour injecter du sang neuf au niveau de l’APN. Un renouveau qui doit servir à faire du secteur du sport et de la jeunesse une priorité, vu la masse pratiquante importante que drainent les divers sports qui demeurent à ce jour les moins considérés.
Adel K.