L’urne de la stabilité

La fête démocratique, célébrée hier sereinement et dans le calme, a rassemblé autour de l’urne de la stabilité et du développement les citoyens de l’intérieur et de l’extérieur du pays appelés librement et sans contraintes à exprimer le choix de leurs représentants dans les institutions nationales. Par-delà le taux de participation, soumis à la loi de l’abstention connue pour être un phénomène récurrent dans le monde, la véritable démocratie impose le respect du verdict des urnes codifié par la charte d’éthique contractée par les partis politiques et les indépendants en compétition dans la joute électorale. Le message plein d’assurance adressé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, accomplissant son devoir électoral à Staouéli, signifie la fin du déni démocratique érigé en ligne de conduite politique par ceux-là mêmes qui ont cédé, deux décennies durant, aux tentations de la répartition des sièges et rêvent encore, par le truchement d’une transition juteuse et du marchandage, de la désignation permanente. La locomotive du changement est bien partie pour aborder, dans des conditions constitutionnelles, juridiques et organisationnelles adéquates, la consolidation de l’édifice institutionnel. Une page se tourne inexorablement pour enraciner les valeurs du vivre-ensemble en paix, dans le respect de la différence et du pluralisme. Il s’agit d’une nouvelle ère où le peuple sera maître de son destin. A la faveur du sursaut hautement patriotique du hirak originel, la refondation de l’Etat national est l’enjeu fondamental de l’Algérie nouvelle des libertés publiques et des droits citoyens,  garante d’une entrée dans la modernité en puissance émergente reconnue. Après la présidentielle incontestable et incontestée et l’adoption de la Constitution, l’épreuve des législatives représente «le 2e jalon dans le processus de changement et d’édification de l’Algérie démocratique plus proche des citoyens», dira le président de la République. En septembre, la tenue des élections communales et de wilaya scellera la naissance de l’Algérie des institutions élues représentatives de la volonté populaire, bien au-dessus du scénario du pire évoqué par les nostalgiques de l’éden perdu et des apôtres du chaos.

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