Sahara occidental : Ould Salek appelle le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités 

Le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités au sujet de la question du Sahara occidental, a déclaré le chef de la diplomatie sahraouie, Mohamed Salem Ould Salek à la chaîne allemande Deutsche Welle.

Le ministre sahraoui a dit attendre, notamment des Etats-Unis et de la France, deux membres permanents du Conseil de sécurité, qu’ils imposent au Maroc le respect de ses propres engagements concernant la question du Sahara occidental. Selon lui, la position passive du Conseil a eu des  effets négatifs sur le terrain. « Nous avons vu que cette impunité du Maroc qui viole les droits de  l’Homme, qui pille les ressources naturelles du Sahara occidental et qui fait fi de ses propres engagements ne mène à rien. Au lieu de la paix, il y a aujourd’hui un retour des hostilités sur le terrain », a déploré Ould Salek.
Il a affirmé, en outre, que « les Nations unies doivent dire aux Sahraouis pourquoi laisse-t-on le Maroc faire fi de ses engagements ».
« Nous sommes ouverts à la paix comme nous l’avons toujours été (et) nous avons signé un accord (relatif au référendum d’autodétermination). Il faut que le Conseil de sécurité nous dise pourquoi l’accord n’est pas appliqué(…) Il y a une mission des Nations unies (dans les territoires  sahraouis) que fait-elle ? Pourquoi elle est venue? Pourquoi reste-t-elle? », s’est-il interrogé.
« Nous ne disons pas non aux négociations, mais le Maroc a tout bloqué. Nous avons négocié, nous sommes arrivés à un accord (mais) le Maroc, qui  viole toutes les décisions des organisations internationales et surtout qui renie ses propres engagements doit comprendre que la communauté  internationale ne peut pas suivre tout le temps et que le peuple sahraoui ne peut pas rester les bras croisés », a-t-il soutenu.
« Au niveau de l’UA, la République sahraouie est disposée à faire la paix avec le Maroc (mais) il faut que le Maroc sache que la paix est liée au respect des frontières héritées de l’époque coloniale et au respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance », a-t-il poursuivi.