Djamila Khiar, présidente de la Fédération nationale des parents d’élèves : «Concentrez-vous, rien n’est difficile»

La présidente de la Fédération nationale des parents d’élèves est formelle. Les centres d’examen sont prêts à accueillir les candidats dans les meilleures conditions.

Mme Djamila Khiar et des membres de la fédération ont effectué des visites dans certains d’entre eux. Ils ont pu relever que tous les moyens matériels et humains ont été mobilisés pour la réussite des épreuves du BEM. Selon elle, les établissements où ils se sont rendus ont été nettoyés et désinfectés.
Au passage, elle rappelle que les autorités mettront à la disposition des candidats qui habitent loin des centres d’examen des moyens de transport. Selon elle, les services de sécurité ont mis en place un dispositif spécial pour sécuriser le périmètre des centres et garantir l’acheminement des sujets vers les centres puis des copies vers les centres de correction. Pour Mme Khiar, «le bon déroulement des épreuves ne dépend pas uniquement du ministère de l’Education mais d’autres secteurs et des parents d’élèves».
S’agissant du contexte sanitaire, elle fait savoir que les candidats sont appelés à respecter la distanciation physique, le port du masque et l’utilisation du gel hydroalcoolique.
S’adressant à eux, elle les invite «à positiver» l’événement en essayant de se concentrer et de se dire, «j’ai toutes les capacités pour réussir». «Il suffit d’avoir un dix sur vingt pour passer en 1re année secondaire, il ne faut jamais l’oublier», rappelle-t-elle. «Concentrez-vous, rien n’est difficile», lance-t-elle à l’adresse des candidats.
Elle ne manque pas de souligner que le système d’enseignement par groupe a donné aux élèves assez de temps pour bien réviser.
A en croire Mme Khiar, lors d’une rencontre avec la fédération, le ministre de l’Education a assuré que «les sujets de l’examen porteront uniquement sur les cours dispensés en classe».
Les parents doivent également relativiser l’importance de l’examen en évitant d’exercer une pression sur leurs enfants. Mettant l’accent sur leur rôle, elle les conseille de sensibiliser les élèves à la triche punie sévèrement par la loi.
«L’an dernier, nous avons eu une mauvaise expérience avec certains candidats pris en flagrant délit de fraude puis présentés devant la justice», déplore-t-elle. Et d’ajouter : «Cela a fait mal car il est anormal de voir un enfant devant la justice à cause d’un simple examen d’évaluation.»
Mme Khiar a enfin souhaité ne pas voir d’erreurs dans les sujets d’examen, comme ce fut le cas lors de l’examen de 5e dans le sujet de langue française. «Nous comptons beaucoup sur les efforts et la rigueur de la commission de lecture et relecture des sujets d’examen pour éviter toute erreur», conclut-elle.
Samira Belabed