Etablissements pénitentiaires : 48% de candidats au BEM en plus

Le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Saïd Zreb, a donné, ce mardi à Tiaret, le coup d’envoi des examens du brevet d’enseignement moyen concernant la catégorie des détenus dans les établissements pénitentiaires.

Ainsi, 4.103 détenus, dont 45 filles, sont candidats aux examens du BEM au titre de la session de juin 2021, répartis sur 46 établissements pénitentiaires à travers le territoire national agréés par le ministère de l’Education nationale comme centres d’examen, a souligné le ministère de la Justice dans un communiqué. Le nombre de détenus candidats à ces épreuves a augmenté cette année de l’ordre de 48% par rapport à l’année précédente. Cet examen est organisé sous la tutelle de l’Office national des examens et concours et encadrés par des enseignants affiliés au secteur de l’éducation, conformément à l’accord conclu entre le ministère de l’Education nationale et celui de la Justice. Il est à noter qu’au cours de cette année scolaire 2020-2021, quelque 35. 922 détenus sont inscrits à divers paliers, dont 28.917 dans l’enseignement à distance, 52 dans l’enseignement supérieur et 6.953 aux cours d’alphabétisation.
 Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Boubaker Bouazza, a donné, depuis le CEM 11-Décembre 1961 de Bordj Bou Arréridj, le coup d’envoi des épreuves du brevet d’enseignement moyen (BEM) de l’année scolaire 2020-2021.
Au niveau de cet établissement scolaire, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale a procédé à l’ouverture des plis contenant le sujet de la langue arabe, première épreuve de la journée, avant d’animer un point de presse dans lequel il a affirmé que cet examen «revêt une grande importance pour le ministère, d’autant plus qu’il intervient après une saison scolaire exceptionnelle et difficile eu égard à la situation épidémiologique qui a caractérisé cette année scolaire».
Dans le même contexte, il a rappelé les mesures exceptionnelles prises par le ministère pour faire face à l’épidémie de coronavirus, précisant que ces mesures ont été «bien accueillies par la famille de l’éducation ce qui leur a permis de terminer la saison scolaire dans les meilleures conditions sans recourir à la fermeture des établissements scolaires ou à la suspension des études, comme ce fût le cas dans certains pays du monde».