Les craintes de l’Association nationale des parents d’élèves

«Nous craignons voir des erreurs dans les sujets du bac», s’inquiète le président de l’Association nationale des parents d’élève. Khaled Ahmed affirme que le défi pour cette session est d’éviter des erreurs grossières et la fuite de sujets, comme c’était le cas lors de l’examen du BEM.

«Certaines personnes font tout pour porter atteinte à la crédibilité de l’examen. Ils veulent porter atteinte au secteur de l’éducation, étant le pilier principal de la société», soupçonne-t-il. «Ce genre de comportements ne peut que déstabiliser les candidats», a-t-il précisé, qualifiant ces pratiques de «crimes». «Nos enfants sont pris en otages dans des conflits d’adultes», regrette-t-il. En cas de dépassements, l’Association exige l’ouverture d’enquêtes pour identifier et sanctionner les personnes impliquées. «Nous demandons l’application de la loi en sanctionnant sévèrement toute personne qui sera impliquée dans la fuite de sujets, même à quelques minutes avant le début des épreuves, sur les réseaux sociaux», a-t-il lancé. Et d’ajouter : «Il est anormal qu’un cadre de l’Office national des examens et concours ou du ministère serait dernière la fuite de sujets. Que gagne-t-il ?» Interrogé sur les coupures d’internet avant le début des épreuves, notre interlocuteur s’est dit favorable pour cette solution. «On est conscient que cette pratique n’est pas une solution finale pour sécuriser les épreuves du baccalauréat, mais ça reste une solution ultime», a-t-il ajouté. Pour ce qui est des conséquences de cette mesure sur le plan économique, Khaled Ahmed estime qu’elle n’aura aucune percussion négative sur les entreprises économiques, puisque c’est une affaire de deux heures par jour. Le président de l’Association a tenu à préciser que le phénomène de la fraude par internet n’est pas propre à l’Algérie, mais concerne tous les pays du monde.
Il a également mis l’accent sur le rôle que peuvent jouer les parents d’élèves dans la lutte contre ce fléau et de leur inculquer la culture du compter sur soi. La loi prévoit un emprisonnement de un à trois ans et une amende de 100.000  à 300.000 DA pour quiconque qui, avant ou après le début de l’examen, publie ou divulgue les sujets ou les réponses des examens finaux de l’enseignement primaire, moyen et secondaire, ou lors des concours d’enseignement supérieur.
Par ailleurs, le représentant des parents d’élèves a indiqué que toutes les conditions sont réunies pour assurer la réussite des épreuves du baccalauréat. Il a rappelé que le ministère de l’Education nationale a consacré une enveloppe financière importante pour l’achat des moyens de protection contre la Covid-19. Khaled Ahmed a lancé un appel aux parents d’élèves pour ne pas se regrouper devant les établissements scolaires pour éviter la propagation du virus.
Samira Belabed