Cour de Tipasa : 4 ans de prison ferme à l’encontre de Kamel Chikhi

La chambre correctionnelle de la cour de Tipasa a condamné en appel, ce lundi, Kamel Chikhi dit «le Boucher» à une peine de quatre ans de prison ferme suite à son procès en appel qui s’est déroulé le 14 juin dernier, où il a été accusé de «réception d’indus avantages» dans une affaire de corruption liée à un transfert de propriété d’une assiette foncière.

Ainsi, la peine prononcée à son encontre en première instance le 18 avril dernier a été doublée, alors que le notaire qui a bénéficié de la relaxe en première instance, a été condamné en appel à deux ans de prison ferme. Le troisième prévenu impliqué dans la même affaire, à savoir le responsable de l’inspection des enregistrements au niveau de la direction des impôts à Tipasa, a écopé de deux ans de prison, dont une année avec sursis, soit la même peine prononcée en première instance. La troisième accusée, une fonctionnaire de l’inspection des enregistrements au niveau de la direction des impôts à Tipasa, a bénéficié en revanche  d’un acquittement, alors qu’en première instance, elle a été condamnée à une peine d’une année de prison avec sursis. Pour rappel, cette affaire concerne un transfert de propriété d’une assiette foncière située à Aïn Benian, appartenant à Kamel Chikhi, à l’actif d’une entreprise spécialisée dans la promotion immobilière, dont il est le gérant. La transaction s’est conclue chez un notaire à Tipasa en 2016. Il s’est avéré que le dossier a bénéficié d’exonération et d’abattements d’impôts et de taxes sans autorisation légale. Ce qui a engendré un préjudice évalué à 15 millions de dinars. Par ailleurs, l’enquête judiciaire concernant cette affaire a été diligentée en 2018.
A. L.