Omar Ali Yahia, gérant de Beeform : «Nous avons besoin de flexibilité dans les transactions internationales»

Dans cet entretien, le gérant de Beeform, Omar Ali Yahia, assure que les exportations figurent en bonne place dans son programme de développement. Une opération difficile, cela dit, en raison du manque de flexibilité dans les transactions internationales, qui empêche sa startup d’être plus compétitive à l’étranger.

 
Vous dites que la formation à distance est un marché très peu concurrentiel
Notre domaine d’activité reste très peu exploré, en effet, voir pas concurrentiel du tout. Le nombre d’acteurs se compte sur les doigts de la main. Nous n’avons pas de concurrents directs car nous ne sommes pas fournisseurs de formations, mais de solutions qui permettent la mise en place de projets E-Learning. Il existe sur le marché algérien deux types d’acteurs : ceux qui représentent des plateformes de formations internationales  et ceux qui créent des plateformes locales de formations spécialisées.
Qu’en est-il de la demande sur ce type de services ?
La demande est proportionnelle. Parfois, elle n’est pas d’envergure, mais récurrente. Parfois elle est moyenne, mais de façon périodique. Nous comptons, 2 à 3 projets d’envergure nationaux tous les 5 ans. Comme nous sommes considérés comme leader du E-Learning, nous sommes très connus sur le marché et réputés par nos prestations exclusives. Depuis la création de Beeform, nous avons accompagné des centaines de clients, mais notre but est de prendre en charge le plus de projets d’envergure possible; car ce sont les projets les plus structurants pour notre pays. Nous sommes persuadés que si les conditions réglementaires s’améliorent en faveur de notre activité, cela créera un véritable boom national et nous donnera plus de force pour conquérir les marchés internationaux.
Quels sont les projets phares que vous avez lancés récemment ?
Notre plus belle réussite, c’est d’avoir pu introduire les classes virtuelles deux mois seulement après le début de la pandémie sanitaire. Ce qui nous a permis d’assister beaucoup d’écoles et d’entreprises dans la poursuite de leurs programmes de formation. Nous comptons aussi une autre innovation à notre actif, à savoir, une plateforme d’événements en ligne qui permet de réunir plusieurs personnes, des salles de conférences, des  institutions…Nous l’avons d’ailleurs utilisé pour la première fois lors d’un évènement avec le Conservatoire national des formations à l’environnement.
Avez-vous déjà des expériences ou des tentatives dans l’export ?
Lorsqu’on travaille dans le domaine des nouvelles technologies, nous avons toujours des opportunités à l’international. L’export de service a toujours fait partie de nos activités. Nous avons, par contre, un réel besoin de flexibilité dans les transactions internationales. Ce manque de flexibilité nous empêche d’être plus compétitifs à l’étranger. Nous comptons d’ores et déjà des clients à l’international, mais sans une modernisation de notre système bancaire, nous ne pouvons pas prendre le risque d’aller vers une exportation massive. Tous nos services sont exportables du moment où le déploiement, le transfert de compétences, l’accompagnement et le support se font en ligne.
Des projets en vue ?
Nos solutions sont en développement continu. Nous mettons à la disposition de nos clients de nouvelles fonctionnalités qui répondent au mieux à leurs besoins et nous travaillons aussi sur de nouvelles solutions qui leur facilitent la vie dans le domaine du E-Learning et des événements en ligne. Nous proposons à nos clients des outils toujours plus attractifs, ludiques et faciles à utiliser. Nous avons beaucoup de surprises au cours de cette année.
Entretien réalisé par Farida Belkhiri