Des partis se prononcent sur la situation des droits de l’homme en Algérie

Evoquant la situation des droits de l’homme dans notre pays, des partis politique affirment unanimement que « rien n’est ni tout noir, ni tout blanc ».

Habib Brahmia, chargé de communication du parti Jil Jadid, a souligné que le militantisme pour la défense des droits de l’homme est un travail en continu. Il a expliqué qu’on ne peut pas tout faire tout de suite. C’est un travail, explique-t-il, qui se fait par des associations, des partis politiques et des activistes pour le respect total de ces droits inaliénables de tous les êtres humains, sans disparité aucune. Notre interlocuteur a relève des avancées notables dans la nouvelle Constitution à travers plusieurs éléments essentiels visant la défense et la consolidation des libertés individuelles et collectives.
Toutefois, il a décèle un certain nombre de « défaillances » qu’il faut « prendre en charge » afin de couper l’herbe sous les pieds de ceux qui cherchent sans cesse à condamner sans raison fondée les pouvoirs publics. Brahmia évoque notamment la liberté de la presse, de manifester et les conditions d’incarcération.  » Ce sont des éléments sur lesquels il faudra continuer à travailler sans relâche pour combler les lacunes « , a-t-il soutenu. Et de préciser que ce travail ne doit se faire sous le coup des menaces et pressions étrangères ni par voie de décrets. Notre interlocuteur dit ne pas comprendre les réactions des institutions internationales qui se précipitent à dénoncer et à critiquer la situation des droits de l’homme dans notre pays tout en fermant les yeux sur les dépassements flagrants en la matière commis dans certains pays y compris les plus démocratiques.  » Il y a deux points deux mesures qui portent atteinte à la crédibilité de ces institutions », a-t-il souligné. Il ajoute:  » oui il y a en Algérie des défaillances, mais viser la sorte notre pays ça devient politique et donc problématique ». Habib Brahmia indique tout n’est ni blanc et ni noir quand il s’agit des droits de l’homme en Algérie.  » Il y a du gris. C’est à nous en tant que militants de faire en sorte de l’éclaircir pour tendre vers le blanc. Il y a un travail qui doit se faire par la société civile, les militants des libertés et des droits de l’homme pour bâtir une Algérie démocratique où le respect des libertés ne serait Pas un vain mot », a affirmé le chargé de communication de parti Jil jadid, non sans remarquer un certain décalage entre les textes de loi et la réalité du terrain en ce qui concerne toujours les droits de l’Homme en Algérie.
Pour sa part, Naaman Laaouar, ancien président du groupe parlementaire du MSP a mis en avant « la triste réalité de décalage entre les textes et le terrain ». Il estime que notre pays peut faire mieux en matière de l’amélioration de la situation des droits de l’Homme. Toutefois, il a affirmé que la situation n’est pas aussi grave que certains institutions internationale tentent de la présenter dans leurs rapports périodique. » Il y a des pays ou la situation est beaucoup plus grave et très préoccupante que la nôtre sans que ces pays ne soient destinataires d’aucun rapport ni mises en garde », a-t-il fait remarquer. Pour cet ancien député, on ne peut pas parler des droits de l’Homme en absence d’un bilan général  de tous les secteurs. Néanmoins, « ce n’est pas juste de dire que la situation est grave et que rien n’a été fait en matière de renforcement des droits de l’homme dans notre pays. Beaucoup de choses ont été accomplies et des avances dans certains secteurs sont tangibles et difficiles à dissimuler », a-t-il affirmé. Pour lui, la prise en charge des lacunes dépend de la volonté politique. Le président du parti Sawt Echaâb », Lamine Osmani a indiqué que notre pays a enregistré des avancées palpables en matière de promotion et de protection des droits de l’homme saluant toutes les mesures prises par l’Etat dans la défense des droits de l’Homme. Il a souligné que la nouvelle constitution consacre 27 articles pour la promotion des libertés individuelles et collectives. Cela dit, il estime qu’il faut que ces articles trouvent leur application sur le terrain « là où souvent le bât blesse », a-t-il soutenu.
Amokrane h