Plan de relance économique : Le défi du futur gouvernement

Le nouveau gouvernement a du pain sur la planche. Héritant d’une situation économique peu reluisante, la nouvelle équipe exécutive devra mettre les bouchées doubles pour remettre la  machine économique sur les rails et les voies du développement.

Le plan de relance économique 2020-2024 a été élaboré suite à une concertation avec les opérateurs économiques, lesquels ont apporté leur contribution et propositions. Un document de 200 pages portant plan de relance économique 2020-2024 a été élaboré et tout le monde, particulièrement les opérateurs économiques, s’impatiente à le voir concrétiser sur le terrain. A travers ce document, les pouvoirs publics tracent les priorités pour relever les défis socioéconomiques. Scindé en quatre parties dont la première est consacrée au contexte et état des lieux mettant en relief la situation économique et financière déjà précaire, note-t-on, et l’impact de laCovid-19 sur l’activité économique et sociale. Le second axe est dédié au plan de relance économique, mettant en avant  les objectifs visés, le cadre de mise en œuvre des recommandations, les nouveaux leviers de la croissance économique, les facteurs du succès du plan de relance, le financement et les perspectives des principaux indicateurs macroéconomiques à moyen terme (2025). Dans cette partie, trois études prospectives pour anticiper l’avenir sont présentées, dont la première porte sur la sécurité alimentaire, l’autre sur la sécurité énergétique et enfin la dernière sur le capital humain et la jeunesse. Le troisième axe met en avant les contributions des recommandations sectorielles et transversales de la Conférence nationale sur la relance économique tenue en août 2020. Enfin, le dernier chapitre porte des annexes. Le plan de relance devrait, selon le document, s’appuyer sur une intégration cohérente de tous les aspects des réformes macroéconomiques et microéconomiques. La mise en œuvre de certaines recommandations de la Conférence nationale sur le plan de relance devra être immédiate et d’autres à court terme (2002-2024). «Les recommandations ont été organisées en domaines sectoriels et d’autres ayant un caractère transversal. Parmi les objectifs tracés, c’est de construire un nouveau modèle économique pour une économie plus résiliente et plus inclusive», relève le même document. Son succès passe nécessairement par «une plus grande diversification de l’économie en développant en particulier les secteurs stratégiques qui structureront notre économie de demain. Ces secteurs doivent, en effet, avoir un fort effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie en développant des positions dans les chaînes de valeur, à savoir dans les mines, l’énergie, l’agriculture, l’industrie pharmaceutique et la pétrochimie par exemple et/ou en renforçant la compétitivité des entreprises avec la digitalisation, l’innovation, l’économie de connaissance…», relève le document.
Wassila O.H.